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Gnaga national du 12 septembre 2026 à la FIF : Idriss Tohé ou Malick Diallo ou quand Anne Ouloto s’en mêle

19 juin 2026 à 13:34
Election à la FIF - Malick Tohé vs Idriss Diallo

À l’approche du scrutin présidentiel de la Fédération Ivoirienne de Football (FIF), prévu le 12 septembre 2026, le président sortant Yacine Idriss Diallo multiplie les manœuvres en coulisses. Alors que le football ivoirien est censé être mobilisé autour de la participation des Éléphants à la Coupe du Monde 2026, et ce, bien avant même l’appel solennel du président de la République, Idriss Diallo s’active auprès des décideurs et personnalités

pour imposer une candidature unique. Son objectif est d’éviter une confrontation électorale. Récemment encore en France, en marge du match amical contre l’équipe de France, une approche a eu lieu, après plusieurs autres à Abidjan.

Une stratégie active

Idriss Diallo a orchestré des médiations auprès de figures pour obtenir le renoncement de son principal adversaire potentiel, son premier vice-président Malick Tohé, en vue d’une liste commune. Ce dernier, décrit comme un artisan de l’élection d’Idriss Diallo en 2022, est régulièrement cité comme un prétendant crédible. Des proches du président sortant rejettent pourtant l’idée d’une candidature de Tohé et exigent sa démission, alors qu’aucun texte ne l’y oblige. Les attaques médiatiques contre de potentiels adversaires et les médiations sollicitées trahissent clairement une fébrilité du président sortant, qui risque de pourrir l’environnement électoral.

Les relations entre le président de la FIF et son vice-président se sont tendues. Malick Tohé reproche à son président de ne pas l’associer à certaines décisions, notamment financières. « Idriss Diallo n’a pas une gestion collégiale. Il décide seul et impose son point de vue, sans concertation », assurent des sources proches du dossier.

Lors d’une cérémonie au cabinet de la première dame, la ministre Anne Ouloto Lamizana, qui assurait l’intérim du ministère des Sports, a évoqué une « tension » entre Idriss Diallo et Malick Tohé, appelant à une régulation « en famille » pour faire face aux défis à venir. Disant « Idriss Tohé » et « Malick Diallo », elle a volontairement mélangé les noms et prénoms pour interpeller les deux hommes.

Des adversaires enlisés par la trêve du Mondial

Pendant qu’Idriss Diallo poursuit sa campagne, ses adversaires potentiels se trouvent contraints par la trêve imposée par la Coupe du Monde. Deux candidats sont déclarés : l’ancien international Marc Zoro, et Souleymane Cissé, président du Racing Club d’Abidjan. Idriss Diallo n’a pas déclaré officiellement sa candidature jouant la carte du président en exercice et de l’unité jusqu’au bout. Parlant d’unité, il a même affirmé aux médiateurs qu’il a le soutien de la famille de feu Sidy Diallo et de celle de Sory Diabaté. De son côté , de même que Idriss Diallo, Malick Tohé, tarde aussi à officialiser sa candidature. Il est pris entre la dynamique unitaire prônée autour des Éléphants et les pressions présentées à tort comme de simples médiations fraternelles, et non comme des injonctions.

Un bilan salué mais une peur de l’affrontement ?

Idriss Diallo brandit un bilan que certains de ses affidés jugent « extraordinaire » : modernisation des infrastructures, revalorisation des subventions aux clubs, mise en place d’un salaire minimum pour les joueurs, et surtout la victoire des Éléphants à la CAN 2023 organisée en Côte d’Ivoire. Ce succès continental et la qualification pour le Mondial 2026 renforcent sa légitimité, à en croire les siens.

Cependant, ses détracteurs s’interrogent : « Comment une personne qui a un tel bon bilan peut-elle nourrir la peur d’avoir des adversaires pour gagner proprement ? » Est-ce vrai qu’Idriss Diallo reste traumatisé par son échec lors d’une précédente tentative à la FIFA ? Et qu’à ce titre, il ne fait désormais confiance à personne en matière électorale ?
Cette méfiance explique-t-elle ses démarches pour parvenir à faire déclarer Souleymane Cissé inéligible et pour convaincre Malick Tohé de ne pas se présenter ?

Vers une intervention du chef de l’État ?

Face à cette stratégie de el’unil’ et de la candidature unique , certains estiment qu’il ne lui reste plus qu’à obtenir que le chef de l’État, Alassane Ouattara, intervienne personnellement pour demander à Malick Tohé de renoncer. Une telle démarche, contre toute attente, scellerait une candidature unique le 12 septembre 2026, car Idriss Diallo. Un privilège auquel n’a pas droit le président Alassane Ouattara lui-même face à ses adversaires et détracteurs , malgré son bilan et sa contribution aux succès des Éléphants.

Une élection sous tension

Si Idriss Diallo mise sur la stabilité et son bilan, ses adversaires disent vouloir incarner une volonté de renouveau. La dynamique unitaire autour des Éléphants sert pour le moment les intérêts du président sortant et bloque pour quelques semaines encore le démarrage du Gnaga national. Mieux : oubliant comment il avait lui-même été hué et critiqué après la victoire de 2024, Idriss Diallo pense que les résultats des joueurs suffiront à asseoir sa réélection au détriment des autres aspects non reluisants de sa gestion. Quelle idée de vouloir transformer une victoire collective en un agenda personnel ?

L’épisode du cabinet de la première dame, avec les jeux de de noms et l’appel à la régulation familiale par Anne Ouloto , illustre cette réalité. Pourtant, l’union sacrée autour des Éléphants doit résister aux ambitions personnelles et aux calculs politiques, à l’œuvre avec ces pressions sous couvert de médiations, de la part du président sortant de la Fédération Ivoirienne de Football (FIF). Nous y reviendrons.

Déguerpissements à Koumassi Campement : l’élue RHDP Adjaratou Traoré dit ses 4 vérités

16 juin 2026 à 11:18
Côte d'Ivoire : Alloui Brou Jacques recherché par la justice après le déguerpissement à Koumassi

L’affaire du déguerpissement des habitants de Koumassi Campement commence à révolter, y compris au sein du RHDP. Mme Adjaratou Traoré, députée de Koumassi, s’est indignée de la façon dont des milliers de citoyens ont été jetés à la rue en dehors de tout cadre légal.

Koumassi Campement : Adjaratou Traoré s’indigne suite aux déguerpissements

Un silence gênant s’est installé dans l’environnement politique depuis la énième dérive du déguerpissement brutal des populations. Le 3 juin dernier, M. Alloui Brou Jacques, flanqué de forces de l’ordre et de bulldozers, a rasé le quartier Koumassi Campement, à Abidjan, sur 34 hectares. Ce dernier revendique la propriété du site et annonce avoir agi sur autorisation de la justice.

Lire aussi : Côte d’Ivoire : Alloui Brou Jacques recherché par la justice

L’affaire fait grand bruit et le procureur d’Abidjan a dû s’en saisir. Il en ressort que les autorisations évoquées par Alloui Brou Jacques sont fautives, ce qui suscite des questions sur la sécurité des biens et des personnes. Comment un individu a-t-il pu raser tout un quartier sur la base de faux ? Plus grave, son opération de trouble à l’ordre public a été sécurisée par les forces de l’ordre, un véritable facteur aggravant dans le manque de professionnalisme de tous les services administratifs et policiers de la ville.

L’honorable Mme Adjaratou Traoré, bien que militante du parti au pouvoir, le RHDP, pointé du doigt dans cette affaire par des milliers d’Ivoiriens, a protesté contre une telle opération. Elle estime dans sa déclaration au journal Le Nouveau Réveil : « Cette opération est entachée d’irrégularités graves. »

Lire aussi : Déguerpissement à Koumassi : des mains invisibles derrière Alloui Brou Jacques

La députée membre du parti au pouvoir va sans doute demander des comptes pour que soient situées les responsabilités.

La justice ivoirienne dit rechercher l’auteur de ces casses, M. Alloui Brou Jacques, déclaré en fuite après la commission de sa forfaiture. Un appel à témoins a même été lancé, même si le timing de cette diffusion intrigue au regard de l’efficacité dont font preuve les services de sécurité en Côte d’Ivoire ces dernières années, notamment dans la traque d’opposants.

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  • Lobby américain : l’atout secret de Tidjane Thiam
    Le 15 septembre, Tidjane Thiam a été reçu à Washington par William B. Stevens, sous-secrétaire adjoint pour l’Afrique de l’Ouest au Bureau des Affaires africaines du Département d’État. Cette rencontre n’a pas été possible sans des tractations menées par des lobbyistes. Selon un document qui a f
     

Lobby américain : l’atout secret de Tidjane Thiam

17 septembre 2025 à 15:08
Lobby américain : l'atout secret de Tidjane Thiam

Le 15 septembre, Tidjane Thiam a été reçu à Washington par William B. Stevens, sous-secrétaire adjoint pour l’Afrique de l’Ouest au Bureau des Affaires africaines du Département d’État. Cette rencontre n’a pas été possible sans des tractations menées par des lobbyistes. Selon un document qui a fuité, le président du PDCI-RDA a misé gros pour obtenir ce rendez-vous.

Présidentielle en Côte d’Ivoire : Tidjane Thiam joue la carte américaine

290 000 dollars, c’est ce que le président du PDCI-RDA aurait déboursé pour s’offrir les services de deux groupes de lobbyistes américains. Avec le cabinet GlobalPoint International, le candidat exclu de la présidentielle en Côte d’Ivoire a signé un contrat de trois mois pour un montant de 200 000 dollars. Avec ce contrat, il bénéficie d’un lobbying direct du Congrès et de l’administration Trump, d’une visite officielle d’une délégation du PDCI aux États-Unis et des relations avec les médias.

Le deuxième contrat est signé avec Earhart Turner LLC pour 90 000 dollars. Les objectifs sont les mêmes. Positionner positivement l’image de l’ancien Directeur de Crédit Suisse auprès de hautes personnalités américaines.

A lire aussi : http://Côte d’Ivoire – Présidentielle 2025 : Tidjane Thiam aux USA, découvrez la raison

En s’offrant les services du lobby américain, Tidjane Thiam joue sur le même terrain que le régime d’Alassane Ouattara. Des informations persistantes font état de ce que l’Etat ivoirien a sollicité Scribe Strategies & Advisors et ArentFox Schiff LLP pour refaire son image auprès des institutions économiques et politiques à Washington. Selon Jeune Afrique, ces deux contrats coutent 480 000 dollars pour une durée de six mois.

Radié de la liste électorale, Tidjane Thiam a vu son dossier de candidature rejeté par le Conseil constitutionnel. À la suite de cette décision sans surprise, il a réaffirmé sa détermination à aller au bout. « Nous n’abandonnerons jamais cette lutte jusqu’à obtenir justice », a-t-il lancé.

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  • Le pouvoir RHDP en panique, une chasse aux opposants lancée
    À quatre mois de l’élection présidentielle d’octobre, le pouvoir RHDP montre des signes de panique. Une chasse aux opposants, débutée avec des cadres du PDCI-RDA, pourrait s’étendre à d’autres partis politiques, dont le PPA-CI. Et pourtant les anciens disent parfois qu’on « peut perdre une bataille sans trahir la dignité. Mais l’aveuglement perd les rois. » Arrestation en Côte d’Ivoire : Après des cadres du PDCI RDA, le PPA-CI dans le viseur Au pouvoir depuis 2011, le régime du Président
     

Le pouvoir RHDP en panique, une chasse aux opposants lancée

6 juillet 2025 à 18:12
Côte d'Ivoire : le Palais de justice sous surveille policière

À quatre mois de l’élection présidentielle d’octobre, le pouvoir RHDP montre des signes de panique. Une chasse aux opposants, débutée avec des cadres du PDCI-RDA, pourrait s’étendre à d’autres partis politiques, dont le PPA-CI. Et pourtant les anciens disent parfois qu’on « peut perdre une bataille sans trahir la dignité. Mais l’aveuglement perd les rois. »

Arrestation en Côte d’Ivoire : Après des cadres du PDCI RDA, le PPA-CI dans le viseur

Au pouvoir depuis 2011, le régime du Président Alassane Ouattara, déjà à son troisième mandat controversé, cherche à se maintenir aux affaires. Des signes évidents de son inquiétude apparaissent face à une opposition récemment structurée par l’alliance Front commun PPA-CI – PDCI-RDA, les plus grandes formations politiques ivoiriennes. Plus rien ne semble maîtrisé par le parti au pouvoir face à l’avalanche de critiques de l’opposition.

L’idée d’un quatrième mandat présidentiel d’Alassane Ouattara, qui serait illégal, semble se confirmer. Du côté de la Commission Électorale Indépendante (CEI), dite sous influence du pouvoir, on refuse toujours la révision de la liste électorale, malgré les nombreuses irrégularités relevées par les partis politiques et les ONG.

Le PPA-CI de Laurent Gbagbo et le PDCI-RDA de Tidjane Thiam ont uni leurs forces pour réclamer des réformes électorales urgentes. Mais leur mobilisation semble irriter fortement le régime d’Abidjan. Le ton s’est durci côté opposition, suite à la non-prise en compte de ses exigences par le pouvoir. Des représailles planifiées semblent commencer avec l’arrestation du président de la JPDCI, M. Henri Joël N’Dri Kouadio, qui s’est vu interdire d’appeler son avocat lors de son arrestation.

Plutôt que la délivrance de convocations aux personnes ciblées, afin qu’elles puissent se présenter avec leurs avocats pour défendre leurs droits comme cela se pratique dans les démocraties, en Côte d’Ivoire, sous le régime RHDP, les forces de l’ordre opèrent par surprise, comme dans les cas d’enlèvements.

Le délit reproché au président des jeunes du PDCI-RDA, selon son avocat, est son “appel à la mobilisation” des militants du PDCI-RDA au mois de mai 2025. Il n’a jamais reçu de convocation depuis lors. Cette arrestation révèle une fébrilité du pouvoir en place depuis la naissance de la coalition Front commun PPA-CI – PDCI-RDA.

Après Innocent Yao Nguessan, Henri Joël N’Dri Kouadio muselé

Avant l’arrestation de M. Henri Joël N’Dri Kouadio, Innocent Yao Nguessan, de la jeunesse rurale du PDCI, a aussi été arrêté et est toujours en détention à la Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan (MACA). La justice ivoirienne lui reproche une diffamation, suite à sa “publication d’une vidéo sur les réseaux sociaux”. S’il a été relaxé pour cette affaire, la justice ne l’a pour autant pas libéré. Il est incarcéré pour « des faits d’actes de terrorisme, d’attentat et complot contre l’autorité de l’État, [ou encore] de participation à un mouvement insurrectionnel », qui se seraient déroulés en 2020.

Les autorités ivoiriennes semblent tenter de museler les leaders des partis politiques à l’approche de l’élection présidentielle de 2025. Et selon nos informations, les regards sont présentement tournés vers des cadres du PPA-CI, que la police ivoirienne a dans le collimateur. Toujours pour affaiblir les mobilisations à venir, un plan d’arrestation des membres du parti de Laurent Gbagbo est en passe d’être mis à exécution.

En Côte d’Ivoire, le président Tidjane Thiam du PDCI-RDA est exclu de la liste électorale, et donc du processus, pour double nationalité. Il est pourtant depuis exclusivement ivoirien, après sa libération de la nationalité française. À l’opposé, le président Alassane Ouattara, selon un document du FMI dont il était le Directeur Afrique, datant du 1er septembre 1984, est de nationalité burkinabè. N’ayant jamais officiellement renoncé à cette nationalité burkinabè, il est inéligible selon la Constitution ivoirienne de 2016. Présentement visé par une procédure de destitution devant le Conseil Constitutionnel, il est proposé par son parti pour un 4e mandat présidentiel, ce à quoi il n’a pas encore répondu.

L’ancien président Laurent Gbagbo, innocenté par la CPI des charges de crimes liés à la crise post-électorale de 2011, a été condamné à Abidjan à 20 ans de prison. Pour l’opposition, cette condamnation “fantaisiste” a pour but de l’écarter des élections présidentielles d’octobre prochain. Combattant dans l’âme — en témoigne son attitude jusqu’au-boutiste en 2011, malgré les bombes de l’armée française et de l’ONU sur sa résidence — il est déterminé à prendre part au prochain scrutin.

Cette série d’actions planifiées contre les figures de l’opposition révèle une panique au sommet de l’État. Le RHDP du président Alassane Ouattara semble redouter une mobilisation populaire autour des leaders Laurent Gbagbo et Tidjane Thiam, d’où ces arrestations de leurs jeunes leaders. Une stratégie d’intimidation donc, sous fond d’instrumentalisation des institutions de la République.

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