Côte d’Ivoire : « les jeunes ne veulent plus travailler véritablement »
En Côte dâIvoire, les jeunes sont-ils de plus en plus désintéressés par certains métiers ? La question a suscité lâanalyse de Koutou Claude, conseiller technique de la Directrice générale de lâAGEFOP CI. Au cours de la cérémonie de restitution des résultats des études de la phase pilote du Programme national Passeport-Compétences tenue à lâauditorium de la Primature, le jeudi 18 juin 2026, il a donné son avis tranché sur la question.
Côte dâIvoire : Koutou Claude décrypte lâabsence des jeunes dans les métiers agricoles
Le conseiller technique de la Directrice Générale de lâAgence Nationale de la Formation Professionnelle (AGEFOP CI) a été formel : « Les jeunes ne veulent plus travailler véritablement. » Câest la réponse quâil a servie à la question dâune participante qui sâinterrogeait sur les raisons pour lesquelles les jeunes Ivoiriens nâaimaient pas travailler.
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Dans le développement de son argumentaire, Koutou Claude précise que les jeunes Ivoiriens sâéloignent surtout des métiers liés à lâagriculture. « Ils nâen veulent plus », a-t-il affirmé. Selon lui, la cause de ce refus de travailler dans les métiers de lâagriculture trouve sa racine dans lâorpaillage. à lâissue dâune étude menée dans plusieurs localités du pays, Koutou Claude a retenu que les « jeunes se retrouvent majoritairement dans lâorpaillage ».
« Les jeunes estiment que dans lâorpaillage, ils gagnent plus vite de lâargent. Avec lâorpaillage, ils sont payés tous les vendredis, avec tous les risques quâil y a. Pendant que les cours mondiaux de nos productions habituelles baissent, de lâautre côté ça grimpe », a-t-il indiqué. Il a fait constater quâune autre catégorie de jeunes préfère se focaliser sur les réseaux sociaux. « Ils estiment que travailler la terre nâest pas valorisant. Alors quâil nây a pas mal de ressources financières à se faire dans le secteur agricole », a-t-il déclaré.
Tout nâest pas perdu
Néanmoins, tout nâest pas perdu. Il a noté quâil y a quelques jeunes qui souhaitent encore travailler dans les métiers du secteur agricole, mais sous conditions. Ces quelques jeunes qui nourrissent des ambitions pour lâagriculture réclament des méthodes modernes, des accompagnements et du financement.
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De façon générale, il estime quâil y a un travail fondamental à faire pour un changement de mentalité. « Il faut que nos jeunes arrivent à changer de paradigme », a-t-il indiqué. Selon le conseiller technique de la Directrice Générale de lâAGEFOP Côte dâIvoire, le besoin en ressources humaines existe dans lâagriculture. à lâen croire, câest un secteur qui consomme énormément de main-dâÅuvre. Il recommande aux jeunes de sâintéresser au secteur au lieu de rester cramponnés à un désir de devenir bureaucrates.



















