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Côte d’Ivoire : plus de 128 millions FCFA siphonnés, un réseau démantelé chez Codival

24 avril 2026 à 11:03
Côte d'Ivoire Codival un réseau interne de détournement de carburant devant le tribunal

En Côte d’Ivoire, un système bien organisé de détournement de carburant a été mis au jour au sein de l’entreprise Codival, impliquant plusieurs de ses propres employés. L’affaire, portée devant le Pôle pénal économique et financier (PPEF), révèle une fraude présumée estimée à plus de 128 millions de FCFA.

Côte d’Ivoire – Codival : un réseau interne de détournement de carburant devant le tribunal

Selon les éléments exposés à l’audience du jeudi 23 avril, des mécaniciens de l’entreprise, chargés de l’entretien et du stationnement des véhicules, seraient au cœur de ce réseau de vol. Au lieu de garer les engins au sein de la société, ils les conduisaient chez un complice extérieur, présenté comme un « vulgarisateur », où du carburant était frauduleusement soutiré.

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Le carburant ainsi récupéré était ensuite revendu, et les gains répartis entre les membres du réseau. Ce système aurait fonctionné pendant une période allant de trois à cinq ans, à l’insu des responsables de l’entreprise.

Des investigations internes qui révèlent la manœuvre

Face à une consommation anormalement élevée de carburant, la direction de Codival a lancé des investigations internes. Celles-ci ont permis de mettre au jour l’existence d’un circuit parallèle de revente, orchestré depuis l’intérieur même de la société.

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Sept personnes ont été inculpées dans cette affaire : six employés de Codival — Houra Ange, Kambiré Félix, Assémian Jean, Beugré Sié et Yao Paulin — ainsi que Soa Koundé Aimé, présenté comme le principal exécutant des opérations de siphonnage. Placés sous mandat de dépôt depuis le 30 mai 2025, ils sont poursuivis pour abus de confiance, complicité et blanchiment de capitaux.

À la barre, la majorité des prévenus ont reconnu les faits, exprimant des regrets et présentant leurs excuses à la justice et à leur employeur. En revanche, Beugré Sié et Yao Paulin ont contesté toute implication dans ce réseau. Ils ne reconnaissent pas les faits qui leur sont reprochés et plaident non coupable.

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Pour le parquet, les faits ne laissent place à aucun doute. Le représentant du ministère public a fait savoir qu’il s’agit d’un détournement structuré, dont les revenus ont été réinjectés, caractérisant ainsi le blanchiment de capitaux. Le parquet a requis une peine de 36 mois d’emprisonnement ferme contre les accusés.

Dossier mis en délibéré

Après ma phase des réquisitions, le tribunal a mis le dossier en délibéré. Les prévenus et toutes les parties prenantes sont convoqués pour le 21 mai 2026. À cette audience, sauf changement, le juge en charge de l’affaire donnera son verdict.

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  • Litige foncier à Abidjan : 165 millions FCFA en jeu dans scandale foncier
    Une nouvelle affaire de litige foncier à Abidjan a été examinée ce jeudi 23 avril par le pôle pénal économique et financier (PPEF), met en cause Danhi Robert, un acteur du secteur de la vente de terrains, poursuivi pour escroquerie présumée portant sur un montant de 165 millions de FCFA. Il a été placé sous contrôle judiciair
     

Litige foncier à Abidjan : 165 millions FCFA en jeu dans scandale foncier

24 avril 2026 à 10:25
165 millions FCFA en jeu dans un litige foncier à Abidjan entre Litige foncier entre Danhi Robert et Loquet Olga

Une nouvelle affaire de litige foncier à Abidjan a été examinée ce jeudi 23 avril par le pôle pénal économique et financier (PPEF), met en cause Danhi Robert, un acteur du secteur de la vente de terrains, poursuivi pour escroquerie présumée portant sur un montant de 165 millions de FCFA. Il a été placé sous contrôle judiciaire.

Litige foncier à Abidjan : un opérateur immobilier poursuivi pour une présumée escroquerie de 165 millions FCFA

Dans cette affaire, dame Loquet Olga, aujourd’hui décédée, est présentée comme la victime. En son absence, son époux, Ehouman JB, s’est présenté à la barre pour livrer son témoignage. Visiblement affaibli par la maladie, il affirme avoir effectué le déplacement depuis l’ouest de la Côte d’Ivoire pour faire entendre sa version des faits.

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Selon lui, son épouse avait hérité de trois hectares de terrain à Mbadon. Confrontée à un litige, elle aurait sollicité l’aide de son oncle, Danhi Robert, qui l’aurait accompagnée dans une procédure judiciaire. L’homme explique que sa femme, peu instruite, lui faisait entièrement confiance. À l’issue du litige, elle aurait obtenu 28 lots, selon les assurances de son parent.
Cependant, le veuf dit n’avoir jamais vu les documents relatifs à ces terrains. Il affirme que son épouse était régulièrement sollicitée pour signer des papiers, sans explication claire, et recevait en contrepartie des sommes d’argent ponctuelles.

L’affaire prend une autre tournure lorsqu’une opération de vente est engagée. Accompagnée de son mari, dame Olga rencontre un apporteur d’affaires, identifié comme M. Diakité, qui verse une avance de 30 millions de FCFA après signature de documents, promettant de compléter à hauteur de 70 millions une fois le dossier finalisé.

Mais plusieurs mois plus tard, l’acquéreur manifeste son impatience et exige les documents nécessaires à la conclusion de la transaction. Selon le témoignage, le blocage serait lié à Danhi Robert, ce qui pousse le couple à saisir la justice, à la fois pour récupérer les pièces administratives et faire la lumière sur les 28 lots.

Victime décédée, époux malade, Danhi Robert revendique des parts

Entre-temps, le couple regagne le village pour des raisons de santé. Le mari affirme avoir été atteint d’un ulcère de Buruli. Son épouse, revenue à Abidjan pour suivre la procédure, décède peu après, dans des circonstances évoquées comme une courte maladie.

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À la barre, Danhi Robert dit être propriétaire de huit des 28 lots, qu’il justifie par son implication dans le processus de lotissement. Interrogé par le juge sur une éventuelle double vente du même terrain, il a rejeté ces accusations.

L’affaire a été renvoyée au 21 mai 2026 pour permettre à la défense d’apporter des éléments complémentaires. Elle illustre, une fois de plus, la complexité et les dérives persistantes dans le secteur du foncier en Côte d’Ivoire.

Côte d’Ivoire : hospitalisé, Tiémoko Assalé libéré de sa garde à vue

24 avril 2026 à 08:40
Côte d'Ivoire hospitalisé, Tiémoko Assalé libéré de sa garde à vue

Placé en garde à vue après son audition, Tiémoko Assalé est désormais libre. La garde à vue a été levée dans la soirée du jeudi 23 avril 2026 pour des raisons de santé. Le président de l’ADCI reste toutefois poursuivi et devrait être présenté au procureur de la République ce vendredi 24 avril.

Côte d’Ivoire : Tiémoko Assalé maintenu aux soins, sa garde à vue levée

Encore un nouveau rebondissement dans l’affaire Tiémoko Assalé. Dans la journée du jeudi, le parquet a fait rétropédalage et lève la garde à vue de l’ancien député. Selon les responsables du mouvement Aujourd’hui et Demain, la Côte d’Ivoire, dont il est le président, c’est le procureur lui-même qui est venu notifier la levée de la mesure de la garde à vue.

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Depuis le mercredi 22 avril où il a répondu à la convocation de la préfecture de police d’Abidjan sur instruction du procureur de la République, le maire de Tiassalé n’est pas retourné chez lui. Entre audition interminable, malaise, hospitalisation et garde à vue, il n’a pas encore regagné son domicile.

Au cours de l’audition qui a duré près de 15 heures, il a été victime de deux malaises d’origine cardiovasculaire. Le médecin dépêché sur les lieux pour le consulter a recommandé une évacuation pour des soins appropriés. C’est dans cet état qu’il lui a été notifiée sa garde à vue. Une garde à vue qui sera levée quelques heures après. L’information communiquée à son conseil avant la levée de la garde à vue, Tiémoko Assalé Antoine est normalement attendu devant le parquet ce vendredi, alors qu’il est toujours hospitalisé.

« On veut faire taire Assalé Tiémoko », Roger Youan

Lanceur d’alerte et voix critique du gouvernement, Assalé Tiémoko serait-il victime d’une manœuvre politique visant à le plonger dans le silence ? Pour le secrétaire exécutif de l’ADCI, Roger Youan, ça en a tout l’air. « On veut faire taire Assalé Tiémoko », a-t-il indiqué dans un entretien accordé à RFI. Mais le mouvement et son président restent déterminés. « On ne peut pas nous empêcher de continuer à dénoncer des attitudes qui sont antidémocratiques, parce qu’on ne peut pas construire la démocratie sur du faux », a-t-il ajouté.

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Tiémoko Assalé Antoine doit faire face à de lourdes accusations. Il est poursuivi pour « trouble à l’ordre public », « incitation à la révolte », « discrédit sur les institutions de la République » et « diffusion de fausses nouvelles ».

Quelques semaines avant sa convocation, il a affirmé dans une interview qu’il avait été menacé après avoir rencontré l’ancien président Laurent Gbagbo. « Le lendemain, y a une personnalité que je connais très bien qui m’a appelé pour me dire « on va te faire payer cette rencontre » (…) On m’a appelé pour me dire « tu as commis une erreur en allant rencontrer le président Gbagbo » », a-t-il confié.

Côte d’Ivoire : trois Sénégalais jugés dans une affaire de réseau frauduleux lié à Qnet

23 avril 2026 à 18:20
Côte d'Ivoire trois Sénégalais jugés dans une affaire de réseau frauduleux lié à Qnet

En Côte d’Ivoire, trois jeunes ressortissants sénégalais, Awa Ndiaye, Bruno Ndour et Sene Joseph, poursuivis pour escroquerie portant sur des fonds numéraires et blanchiment de capitaux, attendent d’être situés sur leur sort le 21 mai prochain. Placés sous mandat de dépôt depuis le 30 juin 2025, ils ont récemment comparu devant la justice ivoirienne ce jeudi 23 avril 2026 au Pôle pénal économique et financier (PPEF).

Côte d’Ivoire : un réseau d’arnaque ciblant des Sénégalais démantelé

Selon le procureur, leur arrestation fait suite à une dénonciation du consul du Sénégal en Côte d’Ivoire, évoquant l’existence d’un réseau structuré autour d’un système communément appelé « Qnet » et basé à Songon. Ce mécanisme consisterait à attirer des candidats, principalement basés au Sénégal, en leur promettant des emplois à Abidjan. En contrepartie, des sommes d’argent leur seraient réclamées. Une fois sur place, les victimes découvriraient qu’aucune opportunité réelle ne les attend.

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À la barre, Awa Ndiaye, titulaire d’un master en géographie, a expliqué avoir été attirée en Côte d’Ivoire par un certain Djouman Faye, qui lui aurait garanti un emploi dans la restauration. Elle a reconnu avoir été contrainte, par la suite, à participer, à faire venir d’autres personnes, admettant avoir pris conscience de la situation après son incarcération. Elle a exprimé des regrets devant le tribunal.

24 mois d’emprisonnement requis contre les trois accusés

Les deux autres prévenus ont livré des témoignages quasi-similaires. Bruno Ndour, ancien élève en classe de terminale, affirme avoir quitté ses études pour saisir une opportunité commerciale qui ne s’est jamais concrétisée. Sans moyens pour retourner au Sénégal, il dit être resté dans le réseau jusqu’à son interpellation. Sene Joseph, étudiant en master de sociolinguistique, évoque quant à lui une promesse d’embauche dans une grande entreprise restée sans suite.

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L’audience s’est tenue en présence d’un émissaire de l’ambassade du Sénégal en Côte d’Ivoire, qui a confirmé être informé de l’existence de ce type de réseaux frauduleux à l’échelle sous-régionale. Il a indiqué que plusieurs actions de sensibilisation ont été menées pour alerter les populations sénégalaises face à ces pratiques. Le Parquet a requis une peine de 24 mois d’emprisonnement contre les trois accusés, estimant les faits constitués. Le verdict est attendu dans les prochains jours.

Qnet, une entreprise de e-commerce souvent citée dans des arnaques pyramidales

À la base, Qnet est une entreprise connue dans le domaine de l’e-commerce et le marketing de réseau. L’entreprise propose généralement des produits de bien-être. Ces dernières années, elle très souvent citée dans des affaires d’arnaques avec des modes opératoires similaires. Dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest, des réseaux d’arnaque liés à cette entreprises sont démantelé par la justice.

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  • Côte d’Ivoire : Tiémoko Antoine Assalé placé en garde à vue
    Tiémoko Antoine Assalé ne sera finalement pas laissé libre. Après plusieurs heures d’audition, il s’est rendu aux soins, avant d’être rappelé et placé en garde à vue. Un rebondissement qui relance le dossier. Côte d’Ivoire : rebondissement dans l’affaire Tiémoko Antoine Assa
     

Côte d’Ivoire : Tiémoko Antoine Assalé placé en garde à vue

23 avril 2026 à 15:33
Côte d'Ivoire : de lourdes accusations contre Tiémoko Antoine Assalé

Tiémoko Antoine Assalé ne sera finalement pas laissé libre. Après plusieurs heures d’audition, il s’est rendu aux soins, avant d’être rappelé et placé en garde à vue. Un rebondissement qui relance le dossier.

Côte d’Ivoire : rebondissement dans l’affaire Tiémoko Antoine Assalé

Le mercredi 22 avril 2026, Tiémoko Antoine Assalé a répondu à la convocation de la Préfecture de police d’Abidjan. De 10h à 23h55, le président du mouvement Aujourd’hui et Demain, la Côte d’Ivoire (ADCI) était devant le bureau des enquêtes générales. Pris de plusieurs malaises durant l’audition, il s’est rendu à l’hôpital, après la signature du PV d’audition.

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Dans un communiqué publié ce jeudi, l’ADCI indique que son président était encore aux soins quand il a été informé de son placement en garde à vue. L’information a été communiquée à son avocate par le procureur durant un appel téléphonique. Le magistrat a précisé que Tiemoko Assalé Antoine devra être reconduit dans les locaux de la Préfecture de police d’Abidjan « pour l’accomplissement des formalités, avant d’être déféré au parquet ce vendredi 24 avril 2026 ».

Audition interminable, des malaises signalés

L’ADCI rapporte qu’au cours de l’audition, l’ancien député a été victime de deux malaises d’origine cardiovasculaire. Le premier malaise est survenu aux environs de 14 heures, le second vers 18 heures.

Le professeur de cardiologie sollicité par la Préfecture de police a conclu que l’état de santé du président de l’ADCI était préoccupant. Il a donc préconisé son « transfert en urgence à l’Institut de cardiologie afin de faire baisser significativement sa tension artérielle et de prévenir toute complication ».

L’ADCI appelle au calme

L’ADCI maintient sa posture depuis le début du dossier. Il n’encourage aucune action violente. Le Bureau exécutif national appelle constamment les citoyens, ses militants et sympathisants à « faire preuve de sérénité, dans le calme et la discipline ».

Lire aussi : « Retournerai-je en prison ? » Tiémoko Antoine Assalé réagit à sa convocation

Le mouvement politique assure que toutes les dispositions sont prises sous la direction des avocats pour contester les accusations. Cette défense sera assurée conformément aux normes règlementaires.

Quatre chefs d’accusation retenus contre Tiémoko Antoine Assalé

Au moment de sa convocation, il n’avait pas été officiellement informé des faits qui lui sont reprochés. C’est après plusieurs heures d’audition que les chefs d’accusation ont été notifiés à ses avocats. Le président de l’ADCI est poursuivi pour « trouble à l’ordre public », « incitation à la révolte », « discrédit sur les institutions de la République » et « diffusion de fausses nouvelles ».

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Avec ces graves accusations, le maire de Tiassalé peut risquer gros dans ce dossier. Sa présentation au parquet pourrait déboucher sur un placement sous mandat de dépôt, placement sous contrôle judiciaire ou une remise en liberté dans le meilleur des cas.

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  • ADCI : Assalé Tiémoko libre après 15h d’interrogatoire
    Hier jeudi, 22 avril, le maire de Tiassalé, M. Assalé Tiémoko Antoine a, durant 15h de temps, répondu à une convocation du Procureur de la République à la Préfecture d’Abidjan. Le journaliste, est ressorti libre de cette convocation sans précisions sur la suite.. Assalé Tiémoko, leader d’ADCI, libre aprè
     

ADCI : Assalé Tiémoko libre après 15h d’interrogatoire

23 avril 2026 à 10:35
ADCI - Assalé Tiémoko libre après 15h d'interrogatoire

Hier jeudi, 22 avril, le maire de Tiassalé, M. Assalé Tiémoko Antoine a, durant 15h de temps, répondu à une convocation du Procureur de la République à la Préfecture d’Abidjan. Le journaliste, est ressorti libre de cette convocation sans précisions sur la suite..

Assalé Tiémoko, leader d’ADCI, libre après 15h interrogatoire

Alors qu’il revient d’un voyage à Paris, Assalé Tiémoko Antoine est convoqué par la Préfecture de police d’Abidjan jeudi sur instruction du Procureur de la République. Arrivé sur place vers 10h, c’est après 15h de temps qu’il regagnera son domicile. Pendant ce temos, l’objet de sa convocation a filtré et il serait accusé de « trouble à l’ordre public », « d’incitation à la révolte », de « discrédit sur les institutions de la République » et enfin de « diffusion de fausses nouvelles ».

Lire aussi : Côte d’Ivoire : de lourdes accusations contre Tiémoko Antoine Assalé

Soutenu par son parti l’ADCI et des journalistes ivoiriens qui redoutaient son arrestation, Assalé Tiémoko a finalement regagné son domicile. Reste à savoir s’il sera de nouveau convoqué par la Préfecture ou si les réponses données par lui ont levé tous les doutes des autorités sur son voyage en France.

Les propos tenus en France mis en cause ?

Ces dernières semaines, le maire Assalé Tiémoko Antoine a fait un déplacement en France pour y rencontrer les militants d’Aujourd’huin et Demain, la Côte d’Ivoire (ADCI), parti politique qu’il a fondé. Lors de ce séjour parisien, l’ancien député a fait des prises de paroles publiques sur des chaînes de télévision africaines de la place de Paris. Il a évoqué des menaces proférées contre lui par « un ministre » ivoirien à la suite de sa rencontre avec le Président Laurent Gbagbo, opposant principal à Alassane Ouattara, peu avant l’élection présidentielle d’octobre 2025.

Selon ses dires, ce dernier lui aurait lancé « On va te faire payer cette rencontre ». Lors des dernières élections législatives, le député sortant de Tiassalé a été battu, selon lui sur la base de méthodes peu recommandables. Etait-ce déjà le premiers effet de la promesse du Ministre dont il n’a jamais cité le nom ?

Une pression judiciaire renforcée sur les leaders d’opinion en Côte d’Ivoire

En Côte d’Ivoire, plusieurs personnalités politiques accusées des mêmes faits croupissent derrière les barreaux depuis plusieurs mois. Le Ministre Lida Kouassi, Koné Boubacar, Blaise Lasm, Damana Pickass ou encore Justin Koua du PPA-CI sont tous en prison sur la base d’accusations de tentatives de « trouble à l’ordre public » ou de renverser le pouvoir en place.

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Cette convocation d’Assalé Tiémoko polarise l’opinion publique ivoirienne. Ces convocations et accusations font planer sur le pays un sentiment de chantage à la prison. Ces différentes actions en justice laissent planer le sentiment d’une volonté de limiter la liberté d’expression en Côte d’Ivoire, où de simples marcheurs sont condamnés à des peines de prison ferme.

Quand l’opposition aujourd’hui au pouvoir abusait de la liberté d’expression

Et pourtant, avant de prendre le pouvoir, le RDR, ancien parti politique du Président Alassane Ouattara, multipliait aussi bien les marches de défiance de l’autorité de l’Etat que des discours tout aussi irrévérencieux de ses dirigeants, le Président Alassane Ouattara y compris. L’ancien opposant n’avait pas hésité à affirmer qu’il frapperait « le pouvoir » d’Henri Konan Bédié tout comme il promettait de ne pas attendre 2005 pour aller aux élections sous Laurent Gbagbo.

Dans l’un comme dans l’autre, un coup d’Etat avait éclipsé Bédié du pouvoir et Laurent Gbagbo avait été confronté à une tentative de coup d’Etat muée en rébellion armée dès 2002.

Pour beaucoup moins que ça, de nombreux jeunes ivoiriens et cadres de partis politiques sont emprisonnés. Une arrestation d’Assalé Tiémoko aurait sérieusement renforcé les inquiétudes sur la liberté d’expression en Côte d’Ivoire.

Côte d’Ivoire : le plan choc du gouvernement pour réduire la dépendance au riz importé

23 avril 2026 à 08:30
Côte d'Ivoire le plan choc du gouvernement pour réduire la dépendance au riz importé

En Côte d’Ivoire, près d’un milliard de dollars sont investis chaque année pour importé du riz. Face à cette dépendance critique, le gouvernement entame la mise en œuvre d’une vaste stratégie basée sur l’irrigation et les agropoles. Il s’agit d’une stratégie à coup de milliards de francs CFA, mais le ministre en charge de l’agriculture, Bruno Koné, est convaincu qu’il s’agit d’une solution efficace pour renverser la tendance.

Côte d’Ivoire : plus de 600 milliards de FCFA pour importer du riz chaque an

Malgré une production agricole en hausse, la Côte d’Ivoire importe annuellement jusqu’à 1 milliard de dollars de riz chaque année, soit plus de 600 milliards de FCFA. La production vivrière globale dans le pays a progressé de 8,4 % en deux ans atteignant 25 millions de tonnes en 2025. La croissance de la production du riz Paddy est projetée à 38 % en 2026 pour atteindre 3 millions de tonnes. En somme, les signaux sont au vert, mais la dépendance au riz importé persiste.

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À l’occasion de la 8e Conférence annuelle du Réseau international des agences de promotion des investissements (RIAFPI), le ministre ivoirien de l’Agriculture, du développement rural et des productions vivrières, Bruno Koné, a soulevé la question préoccupante du déficit qui complique la satisfaction de la demande intérieure. En 2024, le rapport de Trade Map a révélé que la Côte d’Ivoire domine le classement des pays africains importateurs de riz avec 722,1 millions de dollars de riz importés.

Une production dépendante des pluies

Le diagnostic révèle un problème majeur lié au modèle agricole. Ce modèle rend dépendante la production des pluies. Cet état de choses limite les marges de manœuvre des producteurs, qui sont réduits aux rendements générés grâce aux pluies. C’est pourquoi le gouvernement encourage les producteurs à aller vers une agriculture irriguée. Cela permettra d’obtenir plusieurs périodes de récoltes dans une même année.

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Pour Bruno Koné, le ministre en charge de l’Agriculture, il faut nécessairement passer d’une agriculture pluviale vers une agriculture irriguée. « Les gros producteurs mondiaux ont maîtrisé l’eau pour faire deux à trois récoltes par an sur la même surface », a-t-il affirmé. Le gouvernement mise également sur des agropoles. Sur les neufs annoncés, « trois ont déjà connu un début d’opérationnalisation avec l’appui de bailleurs de fonds internationaux, c’est l’agropole du Centre qui est déjà opérationnel, l’agropole du Nord qui est en construction et celle du Nord-Est également », a confié le ministre.

Le ministre Bruno Koné a précisé que les six agropoles restants sont en attente de financement. Le budget pour la réalisation d’un agropole est estimé entre 150 et 200 milliards de francs CFA. « Il y a à peu près entre 1 000 et 1 200 milliards de Fcfa d’investissements attendus, ce qui constitue une opportunité d’investissement », a-t-il ajouté.

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Des changements majeurs attendus

La mise en œuvre de la stratégie devrait permettre la réduction drastique des importations dans le pays. La conséquence sera l’allègement de la balance commerciale pour renforcer la souveraineté alimentaire du pays. Sur le plan social, des milliers d’emplois sont attendus par la construction et la mise en service des agropoles. Par ailleurs, la stratégie ivoirienne va au-delà de la production alimentaire. La Côte d’Ivoire explore aussi la valorisation des déchets agricoles, avec des projets innovants de biocarburants et d’électricité.

Affaire Ben Badi : Abdoulaye Traoré frappé de 36 mois de prison, 15 millions FCFA

23 avril 2026 à 07:04
Affaire Ben Badi Abdoulaye Traoré frappé de 36 mois de prison 15 millions FCFA

Dans l’affaire Ben Badi, Abdoulaye Traoré (son vrai nom), le tribunal a frappé fort avec une condamnation exemplaire après plusieurs années de procédure. Un signal fort qui écarte toute idée d’impunité quel que soit le statut de l’auteur de crimes.

Affaire Ben Badi : Abdoulaye Traoré condamné pour viol

Depuis 2021, l’affaire Ben Badi pendait devant la justice ivoirienne. Abdoulaye Traoré était accusé de viol par une jeune femme. Malgré la lenteur de la procédure qui aura duré près de 5 ans, une décision claire, forte et sans concession, a enfin été prise par le tribunal. Ben Badi est condamné à 36 mois de prison. Il devra aussi verser 15 millions de FCFA à la victime en dommages et intérêts.

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Même s’il lui accorde des circonstances atténuantes, en plus des 36 mois d’emprisonnement, le tribunal va plus loin en sanctionnant Ben Badi à 10 ans de privation de droits. Il ne sera donc ni électeur ni candidat à aucune élection avec tous les inconvénients que cela emporte. Abdoulaye Traoré est aussi interdit de pénétrer dans la ville de Bouaké pendant 5 ans.

En Côte d’Ivoire, plus généralement en Afrique, des personnalités d’un certain statut se croient intouchables. Dans le cas de l’affaire Ben Babi, la justice ivoirienne a sifflé la fin de la récréation avec cette condamnation exemplaire. Avec une décision aussi forte, le viol est bien confirmé comme un crime sévèrement puni dans le droit ivoirien, même si des circonstances atténuantes dont a bénéficié Abdoulaye Traoré modèrent la sanction qui lui a été infligée.

Ce que prévoit la justice ivoirienne pour les cas de viols

Pour un cas de viol, la justice ivoirienne prévoit des sanctions importantes allant de 5 à 20 ans d’emprisonnement. La peine peut d’ailleurs être plus importante selon les circonstances, notamment pour les victimes mineures ou des viols en réunion. Si l’auteur du crime est une autorité légale de la victime (parent, enseignant ou supérieur), la sanction est encore plus forte.

Lire aussi : Côte d’Ivoire: 1563 cas de viols enregistrés sur la période 2020-2021

Qui est Abdoulaye Traoré dit Ben Badi

Abdoulaye Traoré dit Ben Badi a été une des gloires du football ivoirien des années 80, précisément de 1983 à 1997. L’ancien joueur du Stalla Club d’Adjamé puis de l’Asec Mimosas, le FC Metz ou encore d’Al-Orobah FC, où il a terminé sa carrière, était poursuivi en justice depuis 2021 pour viol. La justice ivoirienne vient de se prononcer sur cette affaire Ben Badi avec une décision forte.

Combien de cas de viols enregistrés par an en Côte d’Ivoire ?

En Côte d’Ivoire, plusieurs milliers de cas de viol sont enregistrés par an, mais peu de victimes osent porter plainte. L’année 2020-2021, 1563 cas de viols avaient été enregistrés. En 2021, une baisse a été amorcée. Selon l’UNFPA, seul 954 cas de viols sur 1391 agressions ont été officiellement été enregistrés. Cette baisse est confirmée en en 2024 avec 920 cas de viols enregistrés, selon l’AFP.

Avec des sanctions de plus en plus lourdes, les actes de viols ne devraient que baisser dans le pays où la sensibilisation est de plus en plus forte.

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