Vue normale

Reçu avant avant-hierAfrique sur 7

Mondial 2026 : la Côte d’Ivoire réussit son entrée en battant l’Equateur

15 juin 2026 à 01:14
Mondial 2026 : la Côte d'Ivoire réussit son entrée en battant l'Equateur

La Côte d’Ivoire entame la Coupe du monde 2026 par une victoire. Ce dimanche 14 juin, les Éléphants étaient face à l’équipe de l’Équateur. Un match difficile qui s’est finalement soldé par la victoire (1-0) des poulains d’Emerse Faé. Le but de la victoire est intervenu à la 90ᵉ minute grâce à Amad Diallo. Avec cette victoire, la Côte d’Ivoire renforce sa confiance dans la compétition et prend la deuxième place du groupe E, juste derrière l’Allemagne.

Coupe du monde 2026 : la Côte d’Ivoire remporte son premier match de poules

Dans une rencontre fortement disputée et légèrement dominée par l’Équateur, la Côte d’Ivoire a trouvé le chemin des filets. Ce n’est qu’à la 90ᵉ minute que l’occasion de but va se présenter. Telle une occasion en or qu’il ne fallait pas rater, Amad Diallo a su placer son pied au moment opportun. Un réalisme sans faute qui a permis aux Éléphants de prendre l’avantage dans ce match.

Lire aussi : Côte d’Ivoire vs Equateur : Alassane Ouattara envoie un message aux Eléphants

Cette victoire permet à la Côte d’Ivoire de récolter ses trois premiers points dans un groupe E relevé, où figure également l’Allemagne. Plus tôt dans la journée, la Mannschaft avait largement dominé Curaçao (7-1). Elle maintient la tête du groupe avec une différence de six buts. Provisoirement deuxième du groupe E, la Côte d’Ivoire a atteint son objectif en débutant la compétition avec une bonne note. C’est la première équipe africaine à remporter un match depuis le début du tournoi.

Portés par l’expérience de plusieurs cadres, les Éléphants ont démontré qu’ils avaient des arguments à faire valoir face aux adversaires. Les supporters ivoiriens peuvent désormais rêver d’un parcours ambitieux. Cette victoire face à l’Équateur renforce la confiance de l’équipe avant le choc très attendu contre l’Allemagne. Il s’agit d’un match décisif qui pourrait redistribuer les cartes dans le groupe E dans la course à la qualification pour les huitièmes de finale.

Mondial 2026 : la Côte d'Ivoire réussit son entrée en battant l'Equateur - Afrique sur 7
Classement du groupe E après sa première journée
  • ✇Afrique sur 7
  • Côte d’Ivoire vs Equateur : Alassane Ouattara envoie un message aux Eléphants
    A quelques heures du premier match de la Côte d’Ivoire, le président ivoirien Alassane Ouattara envoie un message fort aux joueurs. Le chef de l’Etat a téléphoné directement au président de la Fédération ivoirienne de football, Yacine Idriss Diallo, et au sélectionneur Emerse Faé. Mondial 2026 : Alassane Ouattara encourage les
     

Côte d’Ivoire vs Equateur : Alassane Ouattara envoie un message aux Eléphants

14 juin 2026 à 19:02
Côte d'Ivoire vs Équateur : Alassane Ouattara envoie un message aux Éléphants

A quelques heures du premier match de la Côte d’Ivoire, le président ivoirien Alassane Ouattara envoie un message fort aux joueurs. Le chef de l’Etat a téléphoné directement au président de la Fédération ivoirienne de football, Yacine Idriss Diallo, et au sélectionneur Emerse Faé.

Mondial 2026 : Alassane Ouattara encourage les Eléphants pour leur premier match

Les Eléphants pourront-ils réaliser l’exploit d’arracher la première victoire africaine dans cette coupe du monde ? Tout le peuple ivoirien retient son souffre. Même s’ils n’ont pas pu faire le déplacement faute de visa, les supporters ivoiriens poussent leur équipe depuis Abidjan. Alassane Ouattara en personne apporte son soutien indéfectible. Il a transmis en son nom propre, et au nom du peuple ivoirien, ses encouragements à toute l’équipe.

Lire aussi : Coupe du monde 2026 : confiante, la Côte d’Ivoire entre en scène ce dimanche

Ce geste est d’une importance capitale pour les Eléphants privés de leurs supporters locaux. Au cours de ses échanges avec Yacine Idriss Diallo et Emerse Faé, « le Chef de l’État a salué le travail remarquable accompli par la Fédération, l’encadrement technique et les joueurs dans la préparation de cette compétition mondiale. Il s’est dit pleinement convaincu de la capacité des Éléphants à porter haut les couleurs de la Côte d’Ivoire et à faire honneur à la Nation ».

Le président de la Fédération et le sélectionneur national ont rassuré le président de la République de la « détermination des Eléphants à défendre avec honneur le drapeau national ». La présidence de la République a rapporté que l’entretien a été conclu avec les « vœux de succès » du président Alassane Ouattara qui a invité « les Ivoiriens à se rassembler derrière leur équipe nationale, dans un esprit d’unité, de fraternité et de patriotisme ».

Lire aussi : Mondial 2026 : ce qu’il faut savoir sur l’équipe de Côte d’Ivoire

Logée dans le groupe E, la Côte d’Ivoire n’a pas droit à l’erreur pour son match d’ouverture. La pression monte déjà dans le groupe avec la large victoire de l’Allemagne qui prend la tête de la poule. Les Eléphants sont contraints d’obtenir une victoire pour conforter leur position dans le groupe. En face, l’Equateur doit relever le même défi. La Tri doit battre les Eléphants pour optimiser ses chances d’atteindre les huitièmes.

  • ✇Afrique sur 7
  • Niger : 453,8 milliards FCFA de recettes pétrolières en 2025
    Au Niger, les recettes pétrolières explosent en 2025. Selon les chiffres communiqués par le ministre du Pétrole, Hamadou Tini, les recettes enregistrées en 2025 ont plus que doublé par rapport au bilan de l’année 2024. Une performance que le ministre attribue aux investissements réalisés dans le secteur à travers des partenariats comme celui qui lie
     

Niger : 453,8 milliards FCFA de recettes pétrolières en 2025

14 juin 2026 à 14:17
Niger : 453,8 milliards FCFA de recettes pétrolières en 2025

Au Niger, les recettes pétrolières explosent en 2025. Selon les chiffres communiqués par le ministre du Pétrole, Hamadou Tini, les recettes enregistrées en 2025 ont plus que doublé par rapport au bilan de l’année 2024. Une performance que le ministre attribue aux investissements réalisés dans le secteur à travers des partenariats comme celui qui lie la China National Petroleum Corporation (CNPC) et l’État du Niger.

Record explosif des recettes pétrolières au Niger

Selon le ministre Hamadou Tini, les revenus directs issus du secteur pétrolier ont doublé, passant de 224 milliards de francs CFA en 2024 à 453,8 milliards de francs CFA en 2025. Ce progrès est le résultat des investissements colossaux consentis, estimés à 8,34 milliards de dollars. En dehors des investissements, les vastes réformes engagées ont permis de booster les revenus au profit du Trésor public.

Lire aussi : Pétrole : le Niger impose ses règles à la Chine

Ces dernières années, le secteur pétrolier a été véritablement marqué par le partenariat entre le Niger et la CNPC. L’opérateur chinois est devenu un partenaire privilégié, principal acheteur du brut transité via le pipeline Bénin-Niger. Cette coopération commerciale a connu quelques difficultés très vite résolues par les deux parties. Le 18 mai 2026, le Niger et la CNPC ont conclu de nouveaux protocoles d’accord pour mettre fin à leur différend. Ces nouveaux accords prévoient des concessions pour l’État nigérien dans sa stratégie de gestion de ses ressources en hydrocarbures.

Au départ, la partie chinoise avait versé une avance de 400 millions de dollars à la partie nigérienne avant le démarrage du transport du brut via le Bénin. Cette avance, selon le ministre du Pétrole, est déjà entièrement remboursée. « Nous ne devons rien aux Chinois », a-t-il martelé. Il assure que désormais Niamey pourra jouir entièrement des revenus issus des exploitations pétrolières après la soustraction des 15 dollars de frais de transport par baril.

Lire aussi : Top 5 des pays africains producteurs de pétrole

La dette de la SORAZ en voie de règlement

Le ministre a également précisé que la dette de la Société de raffinage de Zinder (SORAZ) est en passe d’être réglée. Sur un montant total de 895 millions de dollars, il reste 24 millions de dollars à verser. Lancée en 2011, la SORAZ a permis de mobiliser 629 milliards de francs CFA de recettes et 741 milliards de francs CFA au profit des fisc.

Coupe du monde 2026 : confiante, la Côte d’Ivoire entre en scène ce dimanche

14 juin 2026 à 09:32
Coupe du monde 2026 : confiante, la Côte d'Ivoire entre en scène ce dimanche

La Côte d’Ivoire joue son tout premier match de la Coupe du monde 2026 ce dimanche 14 juin à partir de 23 h GMT. Les Éléphants seront face à l’équipe de l’Équateur. C’est le deuxième match du groupe E après Allemagne-Curaçao depuis le début du tournoi. La Côte d’Ivoire aborde la compétition avec confiance après avoir réalisé son exploit face à la France en amical (2-1).

Coupe du monde 2026 : la Côte d’Ivoire affronte l’Équateur pour son premier match

Les Éléphants de Côte d’Ivoire font leur entrée en compétition de la Coupe du monde ce dimanche. Leur premier match est programmé à 23 h GMT face à l’équipe de l’Équateur. Les deux outsiders du groupe E s’affrontent pour tenter d’arracher leur première victoire en phase de poules. À quelques heures de la confrontation, le sélectionneur national, Emerse Faé, assure que ses joueurs sont prêts. Face à la presse le samedi 13 juin, « le technicien ivoirien a d’abord insisté sur l’excellent état d’esprit qui règne au sein du groupe à la veille de cette première rencontre de la phase de groupes ».

Lire aussi : Mondial 2026 : ce qu’il faut savoir sur l’équipe de Côte d’Ivoire

Pour ce premier match qui marque le retour de la Côte d’Ivoire en Coupe du monde, Emerse Faé reste vigilant. « Nous nous attendons à un match très serré. À ce niveau de compétition, les détails sont souvent déterminants. Il faudra être concentrés du début à la fin et saisir les opportunités qui se présenteront à nous », a-t-il indiqué. Historiquement, la Côte d’Ivoire et l’Équateur n’ont jamais été en confrontation officielle.

Les compositions des deux équipes

Le 11 de départ des Éléphants pour ce match est composé de : Yahia Fofana ; Guéla Doué, Emmanuel Agbadou, Odilon Kossounou et Ghislain Konan ; Seko Fofana, Franck Kessié et Ibrahim Sangaré ; Amad Diallo, Evann Guessand et Yan Diomandé. Pour le compte de l’Équateur, le sélectionneur Sebastián Beccacece aligne Hernán Galíndez ; Joel Ordóñez, Willian Pacho, Piero Hincapié et Pervis Estupiñán ; Moisés Caicedo et Alan Franco ; Nilson Angulo, Kendry Páez et Gonzalo Plata.

Lire aussi : Qatar – Équateur : Enner Valencia signe le premier but du mondial 2022

Considérée comme l’une des équipes les plus sous-estimées de la compétition, l’Équateur est à sa 5ᵉ participation (2002, 2006, 2014, 2022, 2026). Sa meilleure performance en Coupe du monde s’est réalisée en 2006 en Allemagne, où il a atteint les huitièmes de finale en battant l’Angleterre (1-0). C’est également lors de cette édition que l’Équateur a obtenu l’une de ses victoires mémorables (2-0) face à la Pologne.

  • ✇Afrique sur 7
  • Côte d’Ivoire : calendrier des épreuves écrites du Bac 2026
    En Côte d’Ivoire, la phase écrite de l’examen du baccalauréat, session 2026, démarre ce lundi 15 juin 2026. Elle concerne tous les baccalauréats des enseignements artistiques, général et technique sur toute l’étendue du territoire national. À quelques heures du démarrage des épreuves, la
     

Côte d’Ivoire : calendrier des épreuves écrites du Bac 2026

14 juin 2026 à 08:15
Côte d'Ivoire : calendrier des épreuves écrites du Bac 2026

En Côte d’Ivoire, la phase écrite de l’examen du baccalauréat, session 2026, démarre ce lundi 15 juin 2026. Elle concerne tous les baccalauréats des enseignements artistiques, général et technique sur toute l’étendue du territoire national. À quelques heures du démarrage des épreuves, la Direction des Examens et Concours (DECO) a communiqué le calendrier complet. Profitant de l’occasion, elle a invité l’ensemble des candidats et des acteurs éducatifs à éviter toute forme de fraude.

Côte d’Ivoire – Bac 2026 : la phase écrite démarre ce lundi, découvrez le calendrier complet

La première journée (lundi 15 juin) est consacrée à l’épreuve de Français, programmée le lundi matin pour toutes les séries. L’après-midi, les candidats se répartiront selon leurs spécialités. Histoire-Géographie pour les séries littéraires, Mécanique pour les filières techniques, ou encore CMC pour les séries artistiques. Les épreuves se poursuivront le mardi 16 juin par les Mathématiques, avec des horaires adaptés selon les séries. Le lendemain, la Philosophie prendra le relais pour les séries générales.

Lire aussi : Côte d’Ivoire : BAC, BEPC, CEPE 2026, toutes les dates officielles à connaître

Le jeudi 18 juin, les sciences expérimentales et appliquées seront au programme. La Physique-Chimie pour les séries scientifiques, la Physique appliquée pour les filières techniques, et Études de cas pour les séries industrielles. Les séries artistiques composeront quant à elles en LV1, Analyse harmonique ou Histoire du théâtre.

La dernière journée, le vendredi 19 juin, sera particulièrement dense. Les séries générales aborderont les Sciences de la vie et de la terre (SVT) ou les Sciences économiques et sociales. Pendant ce temps, les filières techniques se consacreront aux projets pratiques et études de systèmes. Les séries artistiques, elles, termineront avec des épreuves de Littérature dramatique, Solfège écrit ou Histoire de l’art.

La DECO met en garde les fraudeurs

Au bas de chaque calendrier figure le slogan : « Stop fraude – Ensemble, disons non à la fraude ! » Par ce message, la Direction des Examens et Concours (DECO) invite l’ensemble des candidats, des acteurs du système éducatif à se détourner de toute forme de fraude. Elle rappelle que « la fraude compromet la crédibilité des examens, porte atteinte à l’honneur de ses auteurs et expose aussi bien les auteurs que leurs complices à de lourdes sanctions administratives et disciplinaires ».

Lire aussi : Voici vos résultats du BEPC et du BAC 2026 de Côte d’Ivoire

Par ailleurs, les candidats sont invités à respecter les horaires indiqués. Ils doivent se munir de leur convocation ainsi que de leur carte scolaire DESPES (candidats officiels) ou de la carte nationale d’identité en cours de validité pour les candidats libres. En dehors de ces deux pièces, les pièces acceptables sont : les cartes consulaires (non Ivoiriens) ; le passeport biométrique en cours de validité ; le récépissé (avec photo) délivré par l’Office National de l’Etat Civil et de l’Identification de Côte d’Ivoire (l’ONECI).

Côte d'Ivoire : calendrier des épreuves écrites du Bac 2026 - Afrique sur 7
Côte d'Ivoire : calendrier des épreuves écrites du Bac 2026 1
Côte d'Ivoire : calendrier des épreuves écrites du Bac 2026 - Afrique sur 7
Côte d'Ivoire : calendrier des épreuves écrites du Bac 2026 2
Côte d'Ivoire : calendrier des épreuves écrites du Bac 2026 - Afrique sur 7
Côte d'Ivoire : calendrier des épreuves écrites du Bac 2026 3

Brésil – Maroc (1-1) : les Lions de l’Atlas n’ont pas que résisté, ils ont dominé

14 juin 2026 à 04:58
Brésil - Maroc (1-1) : les Lions de l'Atlas n'ont pas que résisté, ils ont diminé

New York, MetLife Stadium, 80 663 spectateurs. Le premier grand choc de la Coupe du monde de football 2026 n’a pas accouché d’un vainqueur. Brésil – Maroc s’est achevé sur un nul 1-1, samedi 13 juin. Mais dire que le Maroc « a résisté », c’est déjà se tromper de match.

Brésil – Maroc : Les lions n’étaient pas venus juste pour tenir

Pendant trente minutes, le Brésil de Carlo Ancelotti a été littéralement asphyxié. Incapable d’enchaîner trois passes. Mis sous pression à chaque relance. Les Lions de l’Atlas ont imposé leur jeu dès l’entame, avec une intensité que personne, ou presque, n’attendait à ce niveau contre une équipe quintuples championne du monde.

C’est Ismael Saibari qui a ouvert le score à la 21e minute, sur une passe en profondeur lumineuse de Brahim Diaz. Un piqué du droit, au ras du poteau, devant un Alisson sorti de sa surface et pris de vitesse. 1-0. Le stade, majoritairement acquis aux couleurs jaunes, s’est figé.

Le Brésil a répondu onze minutes plus tard. Vinicius Junior, trouvé par Bruno Guimarães sur le flanc gauche, a rentré dans l’axe, effacé Neil El-Aynaoui et expédié un missile en pleine lucarne. Un but de classe mondiale, le dixième de sa carrière internationale. 1-1.

La deuxième période, un récit à deux vitesses

Ancelotti a envoyé Fabinho et Danilo dès la reprise, pour colmater une charnière brésilienne qui avait sérieusement pris l’eau en première mi-temps, Casemiro et Ibañez étaient ressortis avec un carton jaune chacun. Le Brésil a mieux tenu le ballon après la pause, mais sans jamais vraiment faire trembler Yassine Bounou.

À l’inverse, le Maroc a eu les dernières occasions. Neil El-Aynaoui, dans les arrêts de jeu, a déclenché une frappe puissante qu’Alisson a repoussée en deux temps, d’abord sur la frappe, ensuite sur la reprise d’Ayoube Amaimouni. À deux doigts de faire basculer le match.

Le nul est finalement logique. Mais il porte en lui quelque chose de plus grand qu’un point pris.

Le marocain Bouaddi, 18 ans, déjà au-dessus

L’une des révélations de ce Mondial Brésil – Maroc s’appelle Ayyoub Bouaddi. Dix-huit ans. Formé à Lille. Soufflé à l’équipe de France, il possédait les deux nationalités, pour porter le maillot marocain. Et dans ce match de gala, face à Casemiro, Paquetá et Guimarães, il a joué avec une sérénité déconcertante. Comme si la pression d’un premier grand choc de Coupe du monde de football ne l’atteignait pas.

Il « jouait déjà comme s’il avait 100 sélections. » Ce n’est pas une métaphore. C’est un constat.

Ce que ce résultat dit du football africain

Depuis le parcours jusqu’en demi-finale au Qatar en 2022, le Maroc est entré dans une autre dimension. Ce nul à New York face au Brésil dans la Coupe du monde de football confirme que ce n’était pas un accident. Mohamed Ouahbi a construit une équipe complète, disciplinée, capable de presser haut, de contrer vite, et de tenir physiquement face aux meilleures nations du monde.

Le Brésil, lui, avait l’avantage du statut. Les 80 000 spectateurs dans les tribunes. Neymar sur le banc, encore blessé au mollet, mais présent pour galvaniser ses coéquipiers à la pause. Et malgré tout ça, c’est la Seleção qui a terminé le match soulagée de ne pas avoir perdu.

Ancelotti l’a dit frontalement après le coup de sifflet final : « Nous n’avons pas bien joué en première mi-temps. Toute l’équipe a encore beaucoup de progrès à faire. » Vinicius, lui, a reconnu que le Brésil avait « très mal débuté » et devait mieux conserver le ballon lors des prochaines échéances.

Groupe C : tout reste ouvert

Dans ce groupe C, les États-Unis ont écrasé le Paraguay 4-1 le même jour. Brésil et Maroc pointent donc à égalité avec un point chacun, derrière les Américains. La prochaine journée s’annonce décisive : le Brésil affrontera Haïti, le Maroc sera opposé à l’Écosse. Deux matchs que personne ne peut se permettre de rater.

Pour le football africain, et pour les Lions de l’Atlas en particulier, le message est déjà passé.

Fiche du match Mondial Brésil – Maroc

13 juin 2026 | MetLife Stadium, New York | 80 663 spectateurs
Saibari (21e) ; Vinicius Jr (32e)
Casemiro, Ibañez (BRE)
Homme du match : Vinicius Junior.

Les compos Brésil – Maroc

Brésil : Alisson – Ibañez, Marquinhos, Gabriel, D. Santos – Guimarães, Casemiro, Paquetá – Raphinha, Igor Thiago, Vinicius.

Maroc : Bounou – Hakimi, Diop, Riad, Mazraoui – Bouaddi, El Aynaoui, Ounahi – B. Díaz, Saibari, El Khannouss.

  • ✇Afrique sur 7
  • Guinée : Mamadi Doumbouya reçoit l’homme le plus riche d’Afrique
    Mamadi Doumbouya a reçu ce vendredi 12 juin 2026 l’homme d’affaires nigérian Aliko Dangote. La visite de l’homme le plus riche d’Afrique (fortune estimée à 36,7 milliards de dollars) s’inscrit dans une dynamique de coopération économique dans un contexte où il cherche à étendre les actions
     

Guinée : Mamadi Doumbouya reçoit l’homme le plus riche d’Afrique

13 juin 2026 à 16:50
Guinée : Mamadi Doumbouya reçoit l'homme le plus riche d'AfriqueEt dans cette dynamique, chaque partenariat stratégique conclu aujourd’hui pourrait bien devenir l’un des fondements de la Guinée de demain.

Mamadi Doumbouya a reçu ce vendredi 12 juin 2026 l’homme d’affaires nigérian Aliko Dangote. La visite de l’homme le plus riche d’Afrique (fortune estimée à 36,7 milliards de dollars) s’inscrit dans une dynamique de coopération économique dans un contexte où il cherche à étendre les actions de sa raffinerie hors des frontières nigérianes. Avec le projet Simandou 2040, Conakry joue la carte de séduction vis-à-vis des hommes d’affaires.

Guinée : Aliko Dangote chez Mamadi Doumbouya

Cette nouvelle rencontre intervient après une première tenue à Conakry en janvier 2025. Le président guinéen a également eu des échanges avec l’homme d’affaires Dangote en marge du sommet économique Africa Forward au Kenya. Le retour de Dangote à Conakry témoigne de la bonne évolution dans les discussions entre les deux parties. Selon la présidence de la République guinéenne, cette rencontre « témoigne de la confiance grandissante entre la Guinée et l’un des plus puissants groupes industriels du continent ».

Lire aussi : Guinée : Mamadi Doumbouya élu Président au premier tour des élections

Au cœur des échanges, les deux hommes ont abordé des sujets par rapport à des domaines stratégiques. Les hydrocarbures, l’agriculture, l’énergie, les services financiers et l’industrialisation ont meublé les discussions. Ces secteurs d’activité occupent une place de choix dans la vision économique de Conakry, vision portée par le vaste projet Simandou 2040. « Aujourd’hui, la Guinée ne se contente plus d’exporter ses ressources. Elle ambitionne de les transformer en leviers de croissance durable, de souveraineté économique et de prospérité partagée », a indiqué la Présidence.

Après la période transitoire qui a suivi le coup d’État contre Alpha Condé, la Guinée a retrouvé progressivement sa stabilité. Un facteur qui pèse dans la mise en place d’un environnement sain et favorable pour les investissements privés. Le pays veut donc déployer tout son potentiel pour capter les meilleurs partenariats pour se positionner « comme l’une des destinations économiques les plus prometteuses du continent ».

Lire aussi : Nigéria : le choix d’Aliko Dangote qui change tout

Avec des partenaires privés de la trempe d’Aliko Dangote, magnat du ciment et du pétrole, la Guinée veut bâtir des partenariats durables capables de stimuler l’emploi et de créer la richesse. Toutefois, Mamadi Doumbouya met l’accent sur la nécessité d’avoir des partenariats équilibrés et « mutuellement bénéfiques ».

  • ✇Afrique sur 7
  • Côte d’Ivoire : cas d’Ebola à Yopougon ? réaction des autorités
    En Côte d’Ivoire, les autorités ne confirment pas la détection prétendue d’un cas de maladie à virus Ebola dans la commune de Yopougon. Cette rumeur qui courait depuis quelques heures a été formellement démentie par le ministère de la Santé, de l’Hygiène publique et de la couverture maladie universell
     

Côte d’Ivoire : cas d’Ebola à Yopougon ? réaction des autorités

13 juin 2026 à 12:15
Côte d'Ivoire : démenti relatif à de faux cas de maladie à virus Ebola à Yopougon

En Côte d’Ivoire, les autorités ne confirment pas la détection prétendue d’un cas de maladie à virus Ebola dans la commune de Yopougon. Cette rumeur qui courait depuis quelques heures a été formellement démentie par le ministère de la Santé, de l’Hygiène publique et de la couverture maladie universelle. Les populations sont invitées à la vigilance et au respect des mesures préventives.

Côte d’Ivoire : démenti relatif à de faux cas de maladie à virus Ebola à Yopougon

Le ministère de la Santé est formel : « Aucun cas de maladie à virus Ebola n’a été détecté en Côte d’Ivoire. » Pour les autorités, il s’agit purement et simplement d’une rumeur, une fausse information sur les réseaux sociaux. Depuis la réapparition de cette maladie en République démocratique du Congo (RDC), la Côte d’Ivoire est épargnée.

Lire aussi : Ebola : la Côte d’Ivoire rassure mais reste en alerte

Le ministère de la Santé invite instamment les internautes, les blogueurs et les professionnels des médias à faire preuve de responsabilité. Il est formellement interdit d’éviter de propager de fausses informations susceptibles de semer la psychose et la panique au sein de la population. Il est rappelé à ces différents acteurs que « la diffusion de fausses nouvelles est un acte grave ». À ce titre, ils s’exposent à de « lourdes sanctions pénales conformément aux lois en vigueur en Côte d’Ivoire relatives à la cybercriminalité ».

Les autorités appellent au respect des mesures préventives

Pour prévenir la menace sanitaire, les populations doivent respecter les consignes suivantes :

  • Laver régulièrement les mains à l’eau et au savon ou avec une solution hydroalcoolique ;
  • Éviter tout contact avec les liquides biologiques d’une personne malade ;
  • Éviter tout contact avec des animaux sauvages retrouvés morts ou malades.

Au moins 381 cas d’Ebola confirmés en RDC

L’épidémie sévit en RDC. Le dernier bilan de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) fait état de 381 cas d’Ebola confirmés, dont 64 décès. Plusieurs autres cas suspects ont été détectés. Trois provinces du nord-est de la RDC ont été touchées. Ituri est la province la plus touchée. Cette province à elle seule concentre plus de 76 % des décès et 90 % des cas confirmés, rapporte The Africa Centres for Disease Control and Prevention (Africa CDC). En ce qui concerne les traitements, des cas de guérison ont été recensés.

Lire aussi : RDC : une campagne de vaccination contre Ebola est lancée 

L’OMS a annoncé un vaste plan estimé à 518 millions de dollars sur la période allant de juin à novembre. Ce plan de riposte vise à lutter contre l’épidémie en République démocratique du Congo et dans les pays voisins.

Côte d’Ivoire : le Burida va redistribuer plus de 299 millions FCFA pour 2 766 bénéficiaires

13 juin 2026 à 09:36
Côte d'Ivoire : le Burida va redistribuer plus de 299 millions FCFA pour 2 766 bénéficiaires

Le Bureau ivoirien du droit d’auteur (Burida) annonce une redistribution de plus de 299 millions de francs CFA en juin 2026. Cette opération qui va débuter concerne 2 766 bénéficiaires composés de créateurs, d’artistes et d’ayants droit. Le montant collecté est issu des périodes d’exploitation allant de janvier à mars 2026 pour ce qui est des droits de reproduction mécanique et des séances occasionnelles. Dans ce montant total, une part provient de l’exploitation des droits liés aux Call Ring Back Tones auprès de l’opérateur mobile Orange.

Côte d’Ivoire : le Burida prêt pour une nouvelle redistribution des droits d’auteur et droits voisins

Ce vendredi 12 juin, les responsables du Burida ont communiqué les chiffres clés de la redistribution annoncée au titre du mois de juin 2026. Selon les détails, les 299 millions de francs CFA cumulent les droits d’auteur à hauteur de 195 339 865 FCFA et les voisins pour 104 275 716 FCFA. Il a été précisé que les montants collectés concernent les droits de reproduction mécanique (DRM), les séances occasionnelles (SO) et les revenus issus des Call Ring Back Tones (CRBT).

Lire aussi : Côte d’Ivoire : le BURIDA et Canal+ renouvellent leur partenariat

Le montant global à redistribuer est en baisse par rapport à 2025. En juin 2025, le montant total redistribué aux artistes, créateurs et ayants droit s’élevait à plus de 315 000 000 FCFA. Ce montant est en hausse par rapport à juin 2024 où seulement 143 000 000 FCFA avaient été partagés.

À propos des chiffres de 2025, une question subsiste. Plus de 299 millions de francs CFA à partager à 2 766 bénéficiaires. Le bénéficiaire le plus rémunéré percevra combien ? À cette question, le Dr Ehouman Maxime, directeur de la répartition du Bureau ivoirien des droits d’auteur (Burida), explique qu’un classement est fait. Selon ledit classement, le plus gros montant au titre des droits d’auteur pour auteur-compositeur atteint plus de 4 millions de francs CFA. Quant aux droits voisins, les gros montants arrêtés se situent entre 1,4 et près de 2 millions de francs CFA.

Lire aussi : Crise au BURIDA : après Pat Saco, Fadal Dey demande pardon

Le chef de service des séances occasionnelles a profité de l’occasion pour sensibiliser les organisateurs de spectacles et les promoteurs d’évènements. Il leur a rappelé que « le droit d’auteur, c’est le salaire de l’artiste ». Ils sont donc encouragés à s’acquitter des redevances dues. Ce n’est qu’ainsi que le Burida pourra convenablement payer les artistes et autres bénéficiaires dont les œuvres ont été exploitées.

  • ✇Afrique sur 7
  • Centrafrique : des migrants expulsés des Etats-Unis d’Amérique arrivent à Bangui. 
    C’est une rumeur qui a fini par prendre forme.  Selon une information de nos confrères de Ouest France, un premier avion de migrants expulsés des États-Unis a atterri à Bangui, en Centrafrique. Ils indiquent dans l’article, que cette arrivée marque une nouvelle étape dans la politique controversée de renvoi vers des pays tiers mise en place par lâ€
     

Centrafrique : des migrants expulsés des Etats-Unis d’Amérique arrivent à Bangui. 

13 juin 2026 à 07:12
Centrafrique : des migrants expulsés des Etats-Unis d’Amérique arrivent à Bangui.  - Afrique sur 7

C’est une rumeur qui a fini par prendre forme.  Selon une information de nos confrères de Ouest France, un premier avion de migrants expulsés des États-Unis a atterri à Bangui, en Centrafrique. Ils indiquent dans l’article, que cette arrivée marque une nouvelle étape dans la politique controversée de renvoi vers des pays tiers mise en place par l’administration Trump, depuis quelques mois.

Le premier avion qui a transporté des migrants Iraniens, Afghans, Turcs et Géorgiens expulsés des États-Unis est arrivé à Bangui ce 12 juin 2026 dans la soirée. Il s’agit d’un dispositif américain d’envoi de ressortissants étrangers en situation irrégulière vers des pays tiers, initié par les autorités américaines. 

Avec cette arrivée indique Ouest France, la Centrafrique devient le dernier en date à rejoindre la liste des pays africains qui ont accepté d’accueillir des personnes expulsées des États-Unis. Le journal rappelle aussi, que ces expulsions vers des « pays tiers » sont devenues un élément essentiel de la politique anti-immigration menée par le Président Américain Donald Trump, même si leur légalité est contestée en justice aux États-Unis et à l’étranger.

Depuis l’annonce de l’arrivée de ces migrants sur le sol Centrafricain, les autorités politiques et administratives n’ont pas encore communiqué officiellement sur la question. Dans la journée du 8 juin 2026, certains responsables des associations de la société civile, ont interpellé le gouvernement sur la nécessité d’informer le public sur l’arrivée de ces migrants.  La réponse du gouvernement est toujours attendue.   

  • ✇Afrique sur 7
  • Centrafrique : Firmin Ngrebada va retracer son parcours politique dans un livre.
    C’est dans un mémoire en trois (3) tomes, que l’ancien Premier ministre Centrafricain va régaler ses lecteurs. Il est revenu sur ce projet ambitieux, lors d’une prise de parole en direct le 20 avril 2026 sur les réseaux sociaux.  Son objectif, explique l’intéressé, c’est de partager avec ses compatriotes, le récit
     

Centrafrique : Firmin Ngrebada va retracer son parcours politique dans un livre.

24 avril 2026 à 07:33
Ngrebada

C’est dans un mémoire en trois (3) tomes, que l’ancien Premier ministre Centrafricain va régaler ses lecteurs. Il est revenu sur ce projet ambitieux, lors d’une prise de parole en direct le 20 avril 2026 sur les réseaux sociaux. 

Son objectif, explique l’intéressé, c’est de partager avec ses compatriotes, le récit de certains faits politiques dont il a été témoin ou acteur direct en Centrafrique. Le livre, entièrement écrit à la main, pourrait ainsi satisfaire la curiosité des Centrafricains qui s’intéressent à la politique du pays.

Firmin Ngrebada abordera exclusivement, les enseignements tirés des faits politiques qu’il a vécus. Des faits politiques qui pourraient servir d’exemple, explique-t-il, aux compatriotes qui seront appelés à participer à la gestion de ces types de questions en Centrafrique. 

L’ancien Premier ministre Centrafricain rassure aussi, que la rédaction de son mémoire est entourée de plusieurs précautions nécessaires. Il s’agit respectivement, de l’anonymat car certaines personnes ne seront pas citées dans ce travail à cause d’une obligation de réserve. L’importance pour moi, explique Firmin Ngrebada, c’est de restituer les faits politiques et d’expliquer exactement ce qui s’est passé en Centrafrique. 

 A propos de la date de sortie de ce mémoire, Firmin Ngrebada demande aux Centrafricains de s’armer de patienter. Pour le moment, il est en train de travailler progressivement sur le projet et il avisera le public lorsqu’il sortira de la maison d’Edition.   

Il savoir, que Firmin Ngrebada est l’un des acteurs politiques majeurs en Centrafrique. Il fait aussi partie des soutiens politiques du Président Faustin-Archange Touadéra. A ce titre, il a été le Premier ministre de ce dernier de février 2019 à juin 2021.

Visa, résidence, mobilité : les Émirats deviennent-ils la nouvelle base arrière des élites africaines ?

23 avril 2026 à 19:52
Visa, résidence, mobilité - les Émirats, refuge des élites africaines

En décembre 2025, l’administration américaine a étendu ses restrictions d’entrée à plusieurs pays, dont une série d’États africains, avec des suspensions de visas ou des limitations drastiques pour certaines catégories de voyageurs. Des pays comme le Nigeria, le Tchad ou encore la Tanzanie ont été directement concernés, notamment en raison de taux de dépassement de visa jugés élevés ou de difficultés de coopération administrative. Dans le même temps, plusieurs États africains ont répondu par des mesures de réciprocité, illustrant une crispation croissante autour de la mobilité internationale.

Ce durcissement s’inscrit dans une tendance plus large. En Europe, les taux de refus de visas Schengen pour les ressortissants africains atteignent désormais des niveaux structurellement élevés : environ 27 à 30 % en moyenne, avec des pics dépassant 40 % pour des pays comme le Nigeria, le Ghana ou le Sénégal . Sur de longues périodes, certains pays enregistrent des taux de refus supérieurs à 40 %, traduisant une asymétrie persistante dans l’accès à la mobilité internationale.

Lire aussi : Centrafrique : les Emirats Arabes Unis vont construire un deuxième champ solaire.

Dans ce contexte, la montée en puissance des Émirats arabes unis comme destination alternative ne relève plus d’un simple phénomène d’attractivité. Elle répond à une contrainte structurelle : la difficulté croissante pour une partie des élites économiques africaines de circuler, d’opérer et de structurer leurs activités dans les circuits traditionnels.

La mobilité comme condition opérationnelle

La question des visas est devenue un paramètre économique à part entière. Pour des entrepreneurs opérant entre plusieurs juridictions, l’incertitude liée à l’obtention de titres de séjour ou de visas peut ralentir des opérations commerciales, compliquer des levées de fonds ou limiter l’accès à certains marchés.

Lire aussi : Visas de l’Angleterre à Abidjan, début des e-visas dès le 25 février

À cette contrainte s’ajoute une évolution du cadre financier international. Le renforcement des exigences de conformité (notamment en matière de lutte contre le blanchiment et de connaissance client) a conduit plusieurs institutions financières à réduire leur exposition à certains profils ou marchés jugés plus complexes. Selon des analyses publiées par la Banque mondiale, ce phénomène a contribué à une réduction des relations de correspondance bancaire avec plusieurs pays africains au cours de la dernière décennie.

Dans ce contexte, la capacité à accéder à un environnement bancaire stable et à circuler facilement devient un facteur déterminant de compétitivité.

Les Émirats comme plateforme de structuration

C’est dans cet environnement que des villes comme Dubai et Abu Dhabi se positionnent. Leur attractivité repose sur une combinaison de facteurs : dispositifs de résidence de long terme, fiscalité compétitive et intégration aux flux économiques internationaux.

Les programmes de résidence introduits ces dernières années permettent à certains profils d’obtenir des permis de séjour de plusieurs années, sous conditions d’investissement ou d’activité. En parallèle, des centres financiers comme le Dubai International Financial Centre (DIFC) et l’Abu Dhabi Global Market (ADGM) offrent un cadre juridique inspiré de la common law, facilitant la structuration de holdings et l’accès à des services financiers internationaux.

À cela s’ajoute une connectivité élevée. Selon les données de l’aviation civile, plusieurs centaines de vols hebdomadaires relient les Émirats au continent africain, faisant de ces hubs des points de passage majeurs entre l’Afrique, l’Asie et l’Europe.

Des organisations hybrides et transnationales

Dans les faits, ces conditions favorisent l’émergence de modèles organisationnels hybrides. Certaines entreprises africaines choisissent de localiser leurs structures juridiques ou financières aux Émirats, tout en maintenant leurs activités opérationnelles sur le continent.

Vous aimeriez : Visas États-Unis : le gel commence pour la Côte d’Ivoire et 25 autres pays

Ce type de configuration est particulièrement visible dans les secteurs de la technologie, du commerce ou des services. Une entreprise peut ainsi être enregistrée à Dubai, accéder à des financements internationaux, et déployer ses activités dans plusieurs pays africains. Cette organisation permet de dissocier les fonctions de gestion, de financement et d’exécution.

Ce phénomène n’est pas propre aux Émirats. Des hubs comme London ou Singapore ont historiquement joué un rôle similaire. Toutefois, leur accessibilité relative s’est réduite pour certains profils, renforçant l’attractivité d’alternatives plus flexibles.

Des effets contrastés pour les économies africaines

Cette reconfiguration des mobilités et des structures économiques produit des effets ambivalents. D’un côté, elle facilite l’insertion des entreprises africaines dans les chaînes de valeur internationales. L’accès à des infrastructures financières, logistiques et juridiques adaptées peut accélérer leur développement.

De l’autre, elle pose la question de la localisation de la valeur. Lorsque les fonctions de décision, de financement ou de structuration sont externalisées, une partie des retombées économiques peut échapper aux économies locales. La Banque africaine de développement souligne régulièrement l’importance de renforcer les écosystèmes financiers domestiques pour limiter ces effets.

Les réponses des États africains restent hétérogènes. Certains cherchent à attirer ces activités en améliorant leur environnement des affaires, tandis que d’autres privilégient des approches plus prudentes face à ces dynamiques.

Une recomposition progressive des trajectoires économiques

Les Émirats sont vues comme l’escale idéale de la mobilité économique africaine avec son environnement opérationnel et économique stable, connecté et relativement accessible.

Cette dynamique évolue cependant en fonction de plusieurs facteurs : politiques migratoires dans les pays occidentaux, évolution des cadres réglementaires africains, ou encore transformation des chaînes de valeur globales.

À ce stade, elle traduit surtout une adaptation des acteurs économiques à un environnement international plus contraint. Plutôt qu’un déplacement définitif, il s’agit souvent d’une diversification des points d’ancrage, dans laquelle les Émirats occupent une place croissante.

Côte d’Ivoire : trois Sénégalais jugés dans une affaire de réseau frauduleux lié à Qnet

23 avril 2026 à 18:20
Côte d'Ivoire trois Sénégalais jugés dans une affaire de réseau frauduleux lié à Qnet

En Côte d’Ivoire, trois jeunes ressortissants sénégalais, Awa Ndiaye, Bruno Ndour et Sene Joseph, poursuivis pour escroquerie portant sur des fonds numéraires et blanchiment de capitaux, attendent d’être situés sur leur sort le 21 mai prochain. Placés sous mandat de dépôt depuis le 30 juin 2025, ils ont récemment comparu devant la justice ivoirienne ce jeudi 23 avril 2026 au Pôle pénal économique et financier (PPEF).

Côte d’Ivoire : un réseau d’arnaque ciblant des Sénégalais démantelé

Selon le procureur, leur arrestation fait suite à une dénonciation du consul du Sénégal en Côte d’Ivoire, évoquant l’existence d’un réseau structuré autour d’un système communément appelé « Qnet » et basé à Songon. Ce mécanisme consisterait à attirer des candidats, principalement basés au Sénégal, en leur promettant des emplois à Abidjan. En contrepartie, des sommes d’argent leur seraient réclamées. Une fois sur place, les victimes découvriraient qu’aucune opportunité réelle ne les attend.

Lire aussi : Côte d’Ivoire: QNET et Forever Living font l’objet d’une enquête

À la barre, Awa Ndiaye, titulaire d’un master en géographie, a expliqué avoir été attirée en Côte d’Ivoire par un certain Djouman Faye, qui lui aurait garanti un emploi dans la restauration. Elle a reconnu avoir été contrainte, par la suite, à participer, à faire venir d’autres personnes, admettant avoir pris conscience de la situation après son incarcération. Elle a exprimé des regrets devant le tribunal.

24 mois d’emprisonnement requis contre les trois accusés

Les deux autres prévenus ont livré des témoignages quasi-similaires. Bruno Ndour, ancien élève en classe de terminale, affirme avoir quitté ses études pour saisir une opportunité commerciale qui ne s’est jamais concrétisée. Sans moyens pour retourner au Sénégal, il dit être resté dans le réseau jusqu’à son interpellation. Sene Joseph, étudiant en master de sociolinguistique, évoque quant à lui une promesse d’embauche dans une grande entreprise restée sans suite.

Lire aussi : Côte d’Ivoire : plus de 60 victimes de traite de personnes libérées

L’audience s’est tenue en présence d’un émissaire de l’ambassade du Sénégal en Côte d’Ivoire, qui a confirmé être informé de l’existence de ce type de réseaux frauduleux à l’échelle sous-régionale. Il a indiqué que plusieurs actions de sensibilisation ont été menées pour alerter les populations sénégalaises face à ces pratiques. Le Parquet a requis une peine de 24 mois d’emprisonnement contre les trois accusés, estimant les faits constitués. Le verdict est attendu dans les prochains jours.

Qnet, une entreprise de e-commerce souvent citée dans des arnaques pyramidales

À la base, Qnet est une entreprise connue dans le domaine de l’e-commerce et le marketing de réseau. L’entreprise propose généralement des produits de bien-être. Ces dernières années, elle très souvent citée dans des affaires d’arnaques avec des modes opératoires similaires. Dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest, des réseaux d’arnaque liés à cette entreprises sont démantelé par la justice.

  • ✇Afrique sur 7
  • Côte d’Ivoire : CMA CGM affiche de grandes ambitions depuis Abidjan
    En Côte d’Ivoire, le groupe français CMA-CGM a officiellement lancé, ce jeudi 23 avril, les activités de son bureau régional à Abidjan, confirmant ainsi son ambition de faire de la Côte d’Ivoire un hub incontournable pour ses opérations sur le continent. Le géant français du transport maritime et de la logistique CMA-CGM fran
     

Côte d’Ivoire : CMA CGM affiche de grandes ambitions depuis Abidjan

23 avril 2026 à 17:50
Jacques Rodolphe Saadé patron de CMA CGM

En Côte d’Ivoire, le groupe français CMA-CGM a officiellement lancé, ce jeudi 23 avril, les activités de son bureau régional à Abidjan, confirmant ainsi son ambition de faire de la Côte d’Ivoire un hub incontournable pour ses opérations sur le continent.

Le géant français du transport maritime et de la logistique CMA-CGM franchit une étape stratégique majeure en Afrique.

Pour Rodolphe Saadé, ce choix ne doit rien au hasard. « Abidjan s’est imposée naturellement », a-t-il déclaré, mettant en avant le dynamisme économique du pays, sa croissance soutenue et la qualité de ses ressources humaines. À travers cette implantation, le groupe entend piloter depuis Abidjan l’ensemble de ses activités couvrant l’Afrique de l’Ouest, de l’Est et australe — une première historique pour CMA CGM sur le continent.

Côte d’Ivoire CMA CGM affiche de grandes ambitions depuis Abidjan
Jacques Rodolphe Saadé coupe le ruban à l’inauguration du bureau régional de la CMA CGM à Abidjan (Côte d’Ivoire.)

Un signal fort pour l’attractivité ivoirienne

L’installation de ce bureau régional constitue un signal fort de la confiance des investisseurs internationaux envers la Côte d’Ivoire. Reçu par le Président Alassane Ouattara, le PDG du groupe a salué le soutien des autorités ivoiriennes, déterminant pour accompagner son expansion.

Lire aussi : Bolloré cède sa logistique à CMA CGM pour 4,5 milliards d’euros

Dans un contexte de transformation accélérée des échanges mondiaux, la position stratégique d’Abidjan, combinée à la modernisation progressive de ses infrastructures, en fait un point d’ancrage idéal pour les grandes compagnies maritimes.

Des investissements et une vision à long terme

Au-delà de cette présence institutionnelle, CMA CGM affiche clairement ses intentions : accompagner la montée en puissance du Port d’Abidjan, principal poumon économique du pays. Le groupe envisage notamment de participer, à terme, à l’exploitation du terminal à conteneurs, tout en plaidant pour une modernisation continue des équipements afin de répondre à l’augmentation des flux maritimes.

À court terme, l’entreprise propose déjà des solutions concrètes pour fluidifier les opérations portuaires, notamment en contribuant à la décongestion des terminaux à travers des espaces logistiques sous douane.

Le pari du capital humain ivoirien

Mais au-delà des infrastructures, c’est surtout sur l’humain que le groupe entend bâtir sa stratégie. Rodolphe Saadé a insisté sur la nécessité de promouvoir un management local fort, en rupture avec les modèles traditionnels basés sur l’expatriation.

Lire aussi : Abidjan : Après le gala, place au déjeuner d’affaires du cercle Ouattara

« Il n’y a aucune raison de dépendre systématiquement d’expatriés », a-t-il affirmé, plaidant pour un investissement massif dans la formation et l’émergence de talents africains. Une vision qui s’appuie notamment sur l’académie interne du groupe, Tangram, basée à Marseille.

L’objectif est clair : voir, à moyen terme, des cadres ivoiriens prendre la tête des opérations régionales du groupe.

Abidjan, futur hub logistique africain

Avec cette nouvelle implantation, CMA CGM confirme son engagement durable en Afrique et positionne Abidjan comme un centre névralgique de ses activités. Pour la Côte d’Ivoire, cette initiative vient renforcer son statut de hub logistique régional et consolider son attractivité économique.

Lire aussi : Côte d’Ivoire : la logistique pétrolière, frein ou levier du développement énergétique ?

Dans un monde où les chaînes d’approvisionnement deviennent de plus en plus stratégiques, le partenariat entre la Côte d’Ivoire et un acteur mondial de cette envergure ouvre de nouvelles perspectives de croissance, d’emplois et d’innovation.

  • ✇Afrique sur 7
  • Côte d’Ivoire : Tiémoko Antoine Assalé placé en garde à vue
    Tiémoko Antoine Assalé ne sera finalement pas laissé libre. Après plusieurs heures d’audition, il s’est rendu aux soins, avant d’être rappelé et placé en garde à vue. Un rebondissement qui relance le dossier. Côte d’Ivoire : rebondissement dans l’affaire Tiémoko Antoine Assa
     

Côte d’Ivoire : Tiémoko Antoine Assalé placé en garde à vue

23 avril 2026 à 15:33
Côte d'Ivoire : de lourdes accusations contre Tiémoko Antoine Assalé

Tiémoko Antoine Assalé ne sera finalement pas laissé libre. Après plusieurs heures d’audition, il s’est rendu aux soins, avant d’être rappelé et placé en garde à vue. Un rebondissement qui relance le dossier.

Côte d’Ivoire : rebondissement dans l’affaire Tiémoko Antoine Assalé

Le mercredi 22 avril 2026, Tiémoko Antoine Assalé a répondu à la convocation de la Préfecture de police d’Abidjan. De 10h à 23h55, le président du mouvement Aujourd’hui et Demain, la Côte d’Ivoire (ADCI) était devant le bureau des enquêtes générales. Pris de plusieurs malaises durant l’audition, il s’est rendu à l’hôpital, après la signature du PV d’audition.

Lire aussi : Côte d’Ivoire : de lourdes accusations contre Tiémoko Antoine Assalé

Dans un communiqué publié ce jeudi, l’ADCI indique que son président était encore aux soins quand il a été informé de son placement en garde à vue. L’information a été communiquée à son avocate par le procureur durant un appel téléphonique. Le magistrat a précisé que Tiemoko Assalé Antoine devra être reconduit dans les locaux de la Préfecture de police d’Abidjan « pour l’accomplissement des formalités, avant d’être déféré au parquet ce vendredi 24 avril 2026 ».

Audition interminable, des malaises signalés

L’ADCI rapporte qu’au cours de l’audition, l’ancien député a été victime de deux malaises d’origine cardiovasculaire. Le premier malaise est survenu aux environs de 14 heures, le second vers 18 heures.

Le professeur de cardiologie sollicité par la Préfecture de police a conclu que l’état de santé du président de l’ADCI était préoccupant. Il a donc préconisé son « transfert en urgence à l’Institut de cardiologie afin de faire baisser significativement sa tension artérielle et de prévenir toute complication ».

L’ADCI appelle au calme

L’ADCI maintient sa posture depuis le début du dossier. Il n’encourage aucune action violente. Le Bureau exécutif national appelle constamment les citoyens, ses militants et sympathisants à « faire preuve de sérénité, dans le calme et la discipline ».

Lire aussi : « Retournerai-je en prison ? » Tiémoko Antoine Assalé réagit à sa convocation

Le mouvement politique assure que toutes les dispositions sont prises sous la direction des avocats pour contester les accusations. Cette défense sera assurée conformément aux normes règlementaires.

Quatre chefs d’accusation retenus contre Tiémoko Antoine Assalé

Au moment de sa convocation, il n’avait pas été officiellement informé des faits qui lui sont reprochés. C’est après plusieurs heures d’audition que les chefs d’accusation ont été notifiés à ses avocats. Le président de l’ADCI est poursuivi pour « trouble à l’ordre public », « incitation à la révolte », « discrédit sur les institutions de la République » et « diffusion de fausses nouvelles ».

Lire aussi Côte d’Ivoire : Tiémoko Antoine Assalé auditionné, l’ADCI retient son souffle

Avec ces graves accusations, le maire de Tiassalé peut risquer gros dans ce dossier. Sa présentation au parquet pourrait déboucher sur un placement sous mandat de dépôt, placement sous contrôle judiciaire ou une remise en liberté dans le meilleur des cas.

  • ✇Afrique sur 7
  • Niger : près de 3 000 ONG suspendues en 2025
    Au Niger, les autorités militaires ont suspendu près de 3 000 Organisations non gouvernementales (ONG) en 2025. Selon le ministre de la Sécurité, avant cette décision, le pays comptait 4 700 ONG et associations. Niger : le régime militaire suspend près de 3 000 ONG et associations Sur 4 700 associations et ONG recensées, près de 3 000 ont été suspen
     

Niger : près de 3 000 ONG suspendues en 2025

23 avril 2026 à 14:20
Niger _ près de 3 000 ONG suspendues en 2025

Au Niger, les autorités militaires ont suspendu près de 3 000 Organisations non gouvernementales (ONG) en 2025. Selon le ministre de la Sécurité, avant cette décision, le pays comptait 4 700 ONG et associations.

Niger : le régime militaire suspend près de 3 000 ONG et associations

Sur 4 700 associations et ONG recensées, près de 3 000 ont été suspendues. Le point a été fait par le général Mohamed Toumba. « Nous étions à 4 700 ONG, aujourd’hui nous sommes à 1 800 », a-t-il déclaré. Pour le ministre de l’intérieur, il fallait prendre cette décision pour assainir le milieu. Officiellement, le gouvernement avait accusé les ONG suspendues de n’avoir pas publié dans le délai requis leurs rapports financiers au journal officiel, au titre de l’année 2024 où elles ont mobilisé plus de 250 milliards de francs CFA.

Lire aussi : Niger : Abdourahamane Tiani dissout tous les partis politiques

Il s’agit d’une vaste réforme qui va définir les « missions » qui sont clairement assignées aux Organisations non gouvernementales et associations. Ces missions doivent « s’aligner sur les priorités nationales de développement ». Plus de 330 ONG internationales font parties des organisations répertoriées.

Le régime militaire a souvent dénoncé le flou autour du fonctionnement des ONG et associations. Les autorités évoquent généralement un manque de transparence. Des soupçons de soutien aux groupes terroristes pèsent également sur les ONG et associations.

Atteinte au droit à la liberté d’association ?

Si pour les autorités, il s’agit d’une opération d’assainissement, les organisations de défense des droits ne voient pas les choses ainsi. Le régime militaire est accusé de violation des droits à la liberté d’association.

Lire aussi : Mali : le gouvernement dissout l’association des élèves et étudiants

Dans un récent rapport, Amnesty International a dénoncé des actes successifs du régime visant à réduire l’espace d’expression de la société civile. L’ONG internationale déplore un environnement délétère et hostile imposé aux associations, organisations syndicales et partis politiques. Plusieurs associations syndicales et partis politiques dissous. Cette décision avait été suivie de la radiation de la fonction publique d’Abdoul Nasser Bagna Abdourahamane et Moussa Mahamadou, tous deux secrétaires généraux.

Les ONG et associations en difficulté dans le Sahel

La suspension, dissolution des ONG et partis politiques est constatée dans les trois pays de l’AES. Au Burkina Faso, 118 associations ont été récemment dissoutes et 359 suspendues. Au Mali, les autorités militaires ont également pris des mesures contre plusieurs ONG.

Lire aussi : Burkina Faso : Ibrahim Traoré dissout QNET

Dans ces trois pays, l’argument reste le même. Les associations et ONG, notamment celles internationales sont accusées de soutenir les terroristes. Les régimes militaires s’offusquent contre le fonctionnement de certaines ONG qui produisent des rapports à charge dans le cadre de la lutte contre le terrorisme.

  • ✇Afrique sur 7
  • ADCI : Assalé Tiémoko libre après 15h d’interrogatoire
    Hier jeudi, 22 avril, le maire de Tiassalé, M. Assalé Tiémoko Antoine a, durant 15h de temps, répondu à une convocation du Procureur de la République à la Préfecture d’Abidjan. Le journaliste, est ressorti libre de cette convocation sans précisions sur la suite.. Assalé Tiémoko, leader d’ADCI, libre aprè
     

ADCI : Assalé Tiémoko libre après 15h d’interrogatoire

23 avril 2026 à 10:35
ADCI - Assalé Tiémoko libre après 15h d'interrogatoire

Hier jeudi, 22 avril, le maire de Tiassalé, M. Assalé Tiémoko Antoine a, durant 15h de temps, répondu à une convocation du Procureur de la République à la Préfecture d’Abidjan. Le journaliste, est ressorti libre de cette convocation sans précisions sur la suite..

Assalé Tiémoko, leader d’ADCI, libre après 15h interrogatoire

Alors qu’il revient d’un voyage à Paris, Assalé Tiémoko Antoine est convoqué par la Préfecture de police d’Abidjan jeudi sur instruction du Procureur de la République. Arrivé sur place vers 10h, c’est après 15h de temps qu’il regagnera son domicile. Pendant ce temos, l’objet de sa convocation a filtré et il serait accusé de « trouble à l’ordre public », « d’incitation à la révolte », de « discrédit sur les institutions de la République » et enfin de « diffusion de fausses nouvelles ».

Lire aussi : Côte d’Ivoire : de lourdes accusations contre Tiémoko Antoine Assalé

Soutenu par son parti l’ADCI et des journalistes ivoiriens qui redoutaient son arrestation, Assalé Tiémoko a finalement regagné son domicile. Reste à savoir s’il sera de nouveau convoqué par la Préfecture ou si les réponses données par lui ont levé tous les doutes des autorités sur son voyage en France.

Les propos tenus en France mis en cause ?

Ces dernières semaines, le maire Assalé Tiémoko Antoine a fait un déplacement en France pour y rencontrer les militants d’Aujourd’huin et Demain, la Côte d’Ivoire (ADCI), parti politique qu’il a fondé. Lors de ce séjour parisien, l’ancien député a fait des prises de paroles publiques sur des chaînes de télévision africaines de la place de Paris. Il a évoqué des menaces proférées contre lui par « un ministre » ivoirien à la suite de sa rencontre avec le Président Laurent Gbagbo, opposant principal à Alassane Ouattara, peu avant l’élection présidentielle d’octobre 2025.

Selon ses dires, ce dernier lui aurait lancé « On va te faire payer cette rencontre ». Lors des dernières élections législatives, le député sortant de Tiassalé a été battu, selon lui sur la base de méthodes peu recommandables. Etait-ce déjà le premiers effet de la promesse du Ministre dont il n’a jamais cité le nom ?

Une pression judiciaire renforcée sur les leaders d’opinion en Côte d’Ivoire

En Côte d’Ivoire, plusieurs personnalités politiques accusées des mêmes faits croupissent derrière les barreaux depuis plusieurs mois. Le Ministre Lida Kouassi, Koné Boubacar, Blaise Lasm, Damana Pickass ou encore Justin Koua du PPA-CI sont tous en prison sur la base d’accusations de tentatives de « trouble à l’ordre public » ou de renverser le pouvoir en place.

Ça peut vous intéresser : « Retournerai-je en prison ? » Tiémoko Antoine Assalé réagit à sa

Cette convocation d’Assalé Tiémoko polarise l’opinion publique ivoirienne. Ces convocations et accusations font planer sur le pays un sentiment de chantage à la prison. Ces différentes actions en justice laissent planer le sentiment d’une volonté de limiter la liberté d’expression en Côte d’Ivoire, où de simples marcheurs sont condamnés à des peines de prison ferme.

Quand l’opposition aujourd’hui au pouvoir abusait de la liberté d’expression

Et pourtant, avant de prendre le pouvoir, le RDR, ancien parti politique du Président Alassane Ouattara, multipliait aussi bien les marches de défiance de l’autorité de l’Etat que des discours tout aussi irrévérencieux de ses dirigeants, le Président Alassane Ouattara y compris. L’ancien opposant n’avait pas hésité à affirmer qu’il frapperait « le pouvoir » d’Henri Konan Bédié tout comme il promettait de ne pas attendre 2005 pour aller aux élections sous Laurent Gbagbo.

Dans l’un comme dans l’autre, un coup d’Etat avait éclipsé Bédié du pouvoir et Laurent Gbagbo avait été confronté à une tentative de coup d’Etat muée en rébellion armée dès 2002.

Pour beaucoup moins que ça, de nombreux jeunes ivoiriens et cadres de partis politiques sont emprisonnés. Une arrestation d’Assalé Tiémoko aurait sérieusement renforcé les inquiétudes sur la liberté d’expression en Côte d’Ivoire.

  • ✇Afrique sur 7
  • Bénin – Niger : main tendue de Romuald Wadagni, Niamey pose ses conditions
    Le changement de régime au Bénin ne mettra pas automatiquement fin à la crise avec le Niger. Alors que le président Patrice Talon est constamment pris pour cible par le général Tiani, le ministre d’État, de l’Intérieur, de la Sécurité publique et de l’Administration territoriale, le ministre d’&
     

Bénin – Niger : main tendue de Romuald Wadagni, Niamey pose ses conditions

23 avril 2026 à 09:58
Bénin Niger main tendue de Romuald Wadagni, Niamey pose ses conditions

Le changement de régime au Bénin ne mettra pas automatiquement fin à la crise avec le Niger. Alors que le président Patrice Talon est constamment pris pour cible par le général Tiani, le ministre d’État, de l’Intérieur, de la Sécurité publique et de l’Administration territoriale, le ministre d’État, de l’Intérieur, de la Sécurité publique et de l’Administration territoriale, le général de division Mohamed Toumba, a affirmé que Patrice Talon n’est pas le problème. À l’endroit de Romuald Wadagni, nouveau président élu du Bénin, il exprime les attentes du Niger.

Bénin-Niger : ce que Niamey attend de Romuald Wadagni

Dans un entretien diffusé sur la télévision nigérienne, le ministre d’État, de l’Intérieur, de la Sécurité publique et de l’Administration territoriale, le général de division Mohamed Toumba, a été clair. Pour lui, la normalisation des relations de coopération entre le Bénin et le Niger dépendra de « gages de bonne volonté ». Cette posture illustre la méfiance qui continue de peser sur les relations des deux pays.

Lire aussi : Crise Bénin – Niger : Abdourahamane Tiani enfonce le clou

Que le Bénin dise clairement qu’il n’a rien à voir avec les intérêts de la France et qu’il ne facilite pas la présence de forces étrangères sur son territoire.

Pour le ministre d’État, de l’Intérieur, de la Sécurité publique et de l’Administration territoriale, la personne du président Patrice Talon n’est pas le problème. « Le problème ce n’est pas Talon, le véritable problème, c’est toujours Macron », a-t-il affirmé pour conforter les allégations tendant à faire croire que le Bénin est à la solde de la France et servirait les intérêts de Paris dans un plan présumé de déstabilisation du Niger. Ces accusations ont été fermement rejetées par les autorités béninoises.

Romuald Wadagni promet de renouer le dialogue avec les pays de l’AES

Pendant la campagne électorale, Romuald Wadagni a exprimé son intention de relancer le dialogue entre le Bénin et les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) s’il devenait président de la République. Élu avec 94 % des suffrages à l’issue du scrutin, il a désormais la main pour mettre en œuvre sa stratégie visant à mettre fin à la crise entre les deux parties. Prenant le nouveau président béninois au mot, le Niger se positionne et pose les conditions dans lesquelles ce dialogue pourrait être renoué.

Lire aussi : Côte d’Ivoire-Bénin-France : les dessous d’une réunion militaire stratégique

« Nous allons saisir l’occasion du renouvellement à la tête de l’État pour repartir encore vers certains de nos voisins qui peinent à nous faire confiance. La nature nous a fait voisins et on ne pourra rien y faire. Autant collaborer davantage », a déclaré le candidat lors du lancement de son projet de société le samedi 21 mars 2026.

Des difficultés en vue ?

Malgré la bonne volonté du nouveau président béninois, sa stratégie peut se heurter à des obstacles. Déjà, le Niger donne le ton avec des exigences qui en réalité ne sont pas nouvelles. Si en dépit de toutes les démarches menées par le Bénin, la crise demeure avec le maintien de la fermeture de la frontière, le président Romuald Wadagni devra sortir une nouvelle carte.

Lire aussi : Crise Bénin-Niger : création d’une commission tripartite pour régler le différend

Le Niger est convaincu que le Bénin abrite des bases françaises et soutiendrait même des terroristes qui frappent sur son territoire. Cette perception des choses rend difficile les discussions. Les autorités nigériennes sont campées sur leur position et les tentatives de médiations, même celles menées par les anciens présidents Boni Yayi et Nicéphore Dieudonné Soglo, sont restées vaines.

Côte d’Ivoire : le plan choc du gouvernement pour réduire la dépendance au riz importé

23 avril 2026 à 08:30
Côte d'Ivoire le plan choc du gouvernement pour réduire la dépendance au riz importé

En Côte d’Ivoire, près d’un milliard de dollars sont investis chaque année pour importé du riz. Face à cette dépendance critique, le gouvernement entame la mise en œuvre d’une vaste stratégie basée sur l’irrigation et les agropoles. Il s’agit d’une stratégie à coup de milliards de francs CFA, mais le ministre en charge de l’agriculture, Bruno Koné, est convaincu qu’il s’agit d’une solution efficace pour renverser la tendance.

Côte d’Ivoire : plus de 600 milliards de FCFA pour importer du riz chaque an

Malgré une production agricole en hausse, la Côte d’Ivoire importe annuellement jusqu’à 1 milliard de dollars de riz chaque année, soit plus de 600 milliards de FCFA. La production vivrière globale dans le pays a progressé de 8,4 % en deux ans atteignant 25 millions de tonnes en 2025. La croissance de la production du riz Paddy est projetée à 38 % en 2026 pour atteindre 3 millions de tonnes. En somme, les signaux sont au vert, mais la dépendance au riz importé persiste.

Lire aussi : Importateurs de riz en Afrique : le top 10 avec le rang de la Côte d’Ivoire

À l’occasion de la 8e Conférence annuelle du Réseau international des agences de promotion des investissements (RIAFPI), le ministre ivoirien de l’Agriculture, du développement rural et des productions vivrières, Bruno Koné, a soulevé la question préoccupante du déficit qui complique la satisfaction de la demande intérieure. En 2024, le rapport de Trade Map a révélé que la Côte d’Ivoire domine le classement des pays africains importateurs de riz avec 722,1 millions de dollars de riz importés.

Une production dépendante des pluies

Le diagnostic révèle un problème majeur lié au modèle agricole. Ce modèle rend dépendante la production des pluies. Cet état de choses limite les marges de manœuvre des producteurs, qui sont réduits aux rendements générés grâce aux pluies. C’est pourquoi le gouvernement encourage les producteurs à aller vers une agriculture irriguée. Cela permettra d’obtenir plusieurs périodes de récoltes dans une même année.

Lire aussi Côte d’Ivoire : 68,350 milliards FCFA pour soutenir la filière riz

Pour Bruno Koné, le ministre en charge de l’Agriculture, il faut nécessairement passer d’une agriculture pluviale vers une agriculture irriguée. « Les gros producteurs mondiaux ont maîtrisé l’eau pour faire deux à trois récoltes par an sur la même surface », a-t-il affirmé. Le gouvernement mise également sur des agropoles. Sur les neufs annoncés, « trois ont déjà connu un début d’opérationnalisation avec l’appui de bailleurs de fonds internationaux, c’est l’agropole du Centre qui est déjà opérationnel, l’agropole du Nord qui est en construction et celle du Nord-Est également », a confié le ministre.

Le ministre Bruno Koné a précisé que les six agropoles restants sont en attente de financement. Le budget pour la réalisation d’un agropole est estimé entre 150 et 200 milliards de francs CFA. « Il y a à peu près entre 1 000 et 1 200 milliards de Fcfa d’investissements attendus, ce qui constitue une opportunité d’investissement », a-t-il ajouté.

Lire aussi : Côte d’Ivoire : création d’une usine de transformation du riz

Des changements majeurs attendus

La mise en œuvre de la stratégie devrait permettre la réduction drastique des importations dans le pays. La conséquence sera l’allègement de la balance commerciale pour renforcer la souveraineté alimentaire du pays. Sur le plan social, des milliers d’emplois sont attendus par la construction et la mise en service des agropoles. Par ailleurs, la stratégie ivoirienne va au-delà de la production alimentaire. La Côte d’Ivoire explore aussi la valorisation des déchets agricoles, avec des projets innovants de biocarburants et d’électricité.

Affaire Ben Badi : Abdoulaye Traoré frappé de 36 mois de prison, 15 millions FCFA

23 avril 2026 à 07:04
Affaire Ben Badi Abdoulaye Traoré frappé de 36 mois de prison 15 millions FCFA

Dans l’affaire Ben Badi, Abdoulaye Traoré (son vrai nom), le tribunal a frappé fort avec une condamnation exemplaire après plusieurs années de procédure. Un signal fort qui écarte toute idée d’impunité quel que soit le statut de l’auteur de crimes.

Affaire Ben Badi : Abdoulaye Traoré condamné pour viol

Depuis 2021, l’affaire Ben Badi pendait devant la justice ivoirienne. Abdoulaye Traoré était accusé de viol par une jeune femme. Malgré la lenteur de la procédure qui aura duré près de 5 ans, une décision claire, forte et sans concession, a enfin été prise par le tribunal. Ben Badi est condamné à 36 mois de prison. Il devra aussi verser 15 millions de FCFA à la victime en dommages et intérêts.

Lire aussi : Côte d’Ivoire-VBG : L’ONG Opinion éclairée interpelle l’État

Même s’il lui accorde des circonstances atténuantes, en plus des 36 mois d’emprisonnement, le tribunal va plus loin en sanctionnant Ben Badi à 10 ans de privation de droits. Il ne sera donc ni électeur ni candidat à aucune élection avec tous les inconvénients que cela emporte. Abdoulaye Traoré est aussi interdit de pénétrer dans la ville de Bouaké pendant 5 ans.

En Côte d’Ivoire, plus généralement en Afrique, des personnalités d’un certain statut se croient intouchables. Dans le cas de l’affaire Ben Babi, la justice ivoirienne a sifflé la fin de la récréation avec cette condamnation exemplaire. Avec une décision aussi forte, le viol est bien confirmé comme un crime sévèrement puni dans le droit ivoirien, même si des circonstances atténuantes dont a bénéficié Abdoulaye Traoré modèrent la sanction qui lui a été infligée.

Ce que prévoit la justice ivoirienne pour les cas de viols

Pour un cas de viol, la justice ivoirienne prévoit des sanctions importantes allant de 5 à 20 ans d’emprisonnement. La peine peut d’ailleurs être plus importante selon les circonstances, notamment pour les victimes mineures ou des viols en réunion. Si l’auteur du crime est une autorité légale de la victime (parent, enseignant ou supérieur), la sanction est encore plus forte.

Lire aussi : Côte d’Ivoire: 1563 cas de viols enregistrés sur la période 2020-2021

Qui est Abdoulaye Traoré dit Ben Badi

Abdoulaye Traoré dit Ben Badi a été une des gloires du football ivoirien des années 80, précisément de 1983 à 1997. L’ancien joueur du Stalla Club d’Adjamé puis de l’Asec Mimosas, le FC Metz ou encore d’Al-Orobah FC, où il a terminé sa carrière, était poursuivi en justice depuis 2021 pour viol. La justice ivoirienne vient de se prononcer sur cette affaire Ben Badi avec une décision forte.

Combien de cas de viols enregistrés par an en Côte d’Ivoire ?

En Côte d’Ivoire, plusieurs milliers de cas de viol sont enregistrés par an, mais peu de victimes osent porter plainte. L’année 2020-2021, 1563 cas de viols avaient été enregistrés. En 2021, une baisse a été amorcée. Selon l’UNFPA, seul 954 cas de viols sur 1391 agressions ont été officiellement été enregistrés. Cette baisse est confirmée en en 2024 avec 920 cas de viols enregistrés, selon l’AFP.

Avec des sanctions de plus en plus lourdes, les actes de viols ne devraient que baisser dans le pays où la sensibilisation est de plus en plus forte.

❌