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  • L’aéroport de Niamey attaqué : le Bénin réagit !
    Dans la matinée du jeudi 18 juin 2026, l’aéroport de Niamey a été pris pour cible par des assaillants. Quelques heures après l’attaque, le Bénin a exprimé sa solidarité au peuple du Niger et au gouvernement du général Tiani. Cette réaction, qui n’était peut-être pas Ã&
     

L’aéroport de Niamey attaqué : le Bénin réagit !

19 juin 2026 à 10:28
L'aéroport de Niamey attaqué : le Bénin réagit !

Dans la matinée du jeudi 18 juin 2026, l’aéroport de Niamey a été pris pour cible par des assaillants. Quelques heures après l’attaque, le Bénin a exprimé sa solidarité au peuple du Niger et au gouvernement du général Tiani. Cette réaction, qui n’était peut-être pas évidente il y a encore quelques mois, témoigne de la reprise progressive de bonne entente entre les deux pays voisins.

Le Bénin condamne les attaques survenues à Niamey

Dans un communiqué diffusé dans la soirée du jeudi 18 juin, le gouvernement béninois a fermement condamné les attaques perpétrées contre l’aéroport international Diori-Hamani de Niamey. Cotonou dénonce une « agression qui vise une infrastructure civile stratégique et qui met en péril la sécurité des populations ».

Lire aussi : Niger : 35 personnes tuées dans l’attaque de l’aéroport de Niamey

« En cette circonstance douloureuse, le gouvernement béninois exprime sa pleine solidarité au peuple nigérien frère, ainsi qu’au président Abdourahamane Tiani et aux autorités de la République du Niger. » Le Bénin adresse ses pensées de soutien et réaffirme son attachement aux liens de fraternité et d’amitié qui unissent les deux peuples.

Cette réaction du Bénin renforce sa volonté de normaliser définitivement ses relations diplomatiques avec le Niger. Après plus de deux ans de tensions entre les deux pays, le nouveau président béninois Romuald Wadagni a décidé de prendre les devants pour une résolution rapide de la crise qui a trop duré. Il s’est d’ailleurs rendu au Niger lors d’une visite officielle très appréciée. Actuellement, des experts des deux pays réfléchissent aux modalités de la réouverture de la frontière pour relancer les échanges commerciaux sur l’axe Cotonou-Niamey.

L’aéroport de Niamey attaqué deux fois en l’espace de 6 mois

L’attaque signalée à Niamey ce jeudi survient 6 mois après celle de la nuit du 28 au 29 janvier 2026. Le bilan de la nouvelle attaque est aussi lourd que celui de la première. Selon un communiqué du ministère de la Défense. Les autorités présentent un bilan qui fait état de 11 militaires et deux civils tués. Du côté des assaillants, 22 personnes ont été neutralisées et une vingtaine de personnes interpellées.

Lire aussi : Bénin : le JNIM revendique l’attaque de Kofonou

Lors du ratissage, les forces de défense et de sécurité ont saisi des armes et équipements de guerre. Dans le lot des objets saisis, on y retrouve des fusils d’assaut AK-47, des lance-roquettes RPG-7, des munitions, des téléphones portables et des véhicules.

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  • Niger : 35 personnes tuées dans l’attaque de l’aéroport de Niamey
    Au Niger, l’attaque contre l’aéroport de Niamey survenue ce jeudi 18 juin 2026 s’est soldée par un lourd bilan. Selon le bilan provisoire présenté par les autorités, 35 personnes ont trouvé la mort. Les assaillants ont attaqué l’infrastructure aéroportuaire très tôt dans la matinée.
     

Niger : 35 personnes tuées dans l’attaque de l’aéroport de Niamey

18 juin 2026 à 16:12
Au Niger, des affrontements entre assaillants et forces de défense et de sécurité sont constatés au petit matin de ce jeudi 18 juin 2026. Selon les premières informations, de violents tirs ont été entendus dans les environs de l'aéroport international Diori Hamani de Niamey, la capitale. Les militaires sont fortement mobilisés pour mener la riposte, mais les assaillants ne rebroussent pas chemin alors qu'ils ont déjà accédé à la zone aéroportuaire. L'aéroport international Diori Hamani de Niamey visé par une attaque armée. La situation est encore floue. Les premières informations font état d'un groupe armé qui a réussi à pénétrer la zone aéroportuaire, rapporte RFI. La riposte de l'armée est encore en cours. Aucun bilan n'est encore disponible.

Au Niger, l’attaque contre l’aéroport de Niamey survenue ce jeudi 18 juin 2026 s’est soldée par un lourd bilan. Selon le bilan provisoire présenté par les autorités, 35 personnes ont trouvé la mort. Les assaillants ont attaqué l’infrastructure aéroportuaire très tôt dans la matinée. L’armée s’est rapidement mobilisée pour riposter avec un ratissage qui s’est poursuivi pendant plusieurs heures. Aucun groupe terroriste n’a encore revendiqué l’attaque.

Niger : l’aéroport de Niamey attaqué, des dégâts humains considérables signalés

Comme ce fut le cas dans la nuit du 28 au 29 janvier 2026, l’armée nigérienne est parvenue à repousser la nouvelle attaque à l’aéroport. Ce jeudi, les habitants de la ville de Niamey, notamment les riverains, ont été réveillés par des tirs et des explosifs entendus autour de l’aéroport. Il s’agissait de violents affrontements entre forces de défense et de sécurité et assaillants. Le premier bilan communiqué par le ministère de la Défense fait état de 13 martyrs, dont 11 membres des Forces de défense et de sécurité et deux civils, quatre blessés. Du côté des assaillants, le bilan est un peu plus lourd. Au total, 22 personnes ont été neutralisées et une vingtaine de suspects interpellés.

Lire aussi : Niger : des tirs entendus dans la zone de l’aéroport de Niamey

Le bilan provisoire de cette tentative d’incursion perfide s’établit comme suit: côté amis, 13 martyrs dont 11 éléments des forces de défense et de sécurité et deux civils, quatre blessés. Côté ennemis, 22 assaillants neutralisés, une vingtaine de suspects interpellés.

Les autorités sécuritaires ont assuré que l’armée mène actuellement une « vaste opération ». Le ministère de la Défense a affirmé que l’aéroport international pris pour cible dans la matinée est « totalement sécurisé ». Il a souligné que le trafic aérien se déroule normalement. Le directeur général de l’Agence nationale de l’aviation civile (ANAC), le colonel-major Hamadou Ousseini, a indiqué que « les activités relatives à l’exploitation aérienne se poursuivent normalement sur l’ensemble de la plateforme aéroportuaire ».

Lire aussi : Niger : l’Etat islamique revendique l’attaque de l’aéroport de Niamey

Il a invité « l’ensemble des structures concernées à assurer la continuité des services relevant de leurs compétences respectives afin de garantir le bon fonctionnement des activités aéronautiques ». Par ailleurs, des habitants de la ville de Niamey témoignent du calme qui y règne depuis plusieurs heures déjà. « Actuellement, à Niamey, la vie suit son cours et les activités se poursuivent dans la mesure du possible », a écrit la blogueuse Samira Sabou sur Facebook.

Une attaque contre l'aéroport international de la capitale du Niger, tôt jeudi, a tué au moins 11 soldats et deux civils, tandis que 22 assaillants sont également morts, a annoncé le ministère de la Défense.

— CGTN Français (@CGTNFrancais) June 18, 2026
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  • FMI : plus de 18 milliards FCFA pour le Niger
    Une mission du Fonds monétaire international (FMI) s’achève sur une bonne note au Niger. Les deux parties ont conclu un accord au niveau des services sur la neuvième revue du programme économique du Niger, appuyé par la facilité élargie de crédit (FEC). Cet accord, qui doit encore être validé par le conseil d’administration du FMI l
     

FMI : plus de 18 milliards FCFA pour le Niger

15 juin 2026 à 20:49
FMI : plus de 18 milliards FCFA pour le Niger

Une mission du Fonds monétaire international (FMI) s’achève sur une bonne note au Niger. Les deux parties ont conclu un accord au niveau des services sur la neuvième revue du programme économique du Niger, appuyé par la facilité élargie de crédit (FEC). Cet accord, qui doit encore être validé par le conseil d’administration du FMI lors de sa réunion prévue fin juillet 2026, ouvre la voie à un nouveau décaissement. L’institution financière s’apprête à débloquer environ 33 millions de dollars (plus de 18 milliards de francs CFA) pour permettre au Niger de répondre à ses besoins de financement externe et de soutenir la mise en œuvre des réformes structurelles envisagées.

Le FMI décaisse plus de 18 milliards FCFA pour soutenir le Niger

Le Niger va recevoir un nouveau décaissement du FMI. L’institution financière a annoncé environ 33 millions de dollars pour soutenir Niamey. Cette annonce fait suite à l’évaluation de la mise en œuvre de projets précédents et de recommandation de bonne gouvernance. Pendant son séjour, la mission du FMI a pris connaissance de l’état de la croissance du Niger. Elle a constaté que le pays maintient une croissance vigoureuse malgré les défis sécuritaire et les difficultés économiques. En 2025, le Niger a enregistré une croissance économique de 6,9 %. Pour 2026, les projections s’établissent pour le moment à 7 %.

Lire aussi : Le FMI débloque un finacement pour le Niger

Cette croissance économique est portée par l’agriculture et le secteur extractif. En 2025 par exemple, les recette pétrolières du pays ont atteint un record explosif de 453,8 milliards de francs CFA. En ce qui concerne l’inflation, elle a chuté à -4,7 % en moyenne en 2025 et est attendue à -1,9 % en 2026. À moyen terme, la croissance devrait se maintenir autour de 6,1 %, mais reste exposée à des risques baissiers, notamment sécuritaires et climatiques.

Discipline budgétaire et gestion des recettes

Le déficit budgétaire s’est établi à 2,9 % du PIB en 2025. Ce taux respecte le critère de convergence de l’UEMOA fixé à 3 %. Ce résultat reflète par ailleurs les efforts de mobilisation des recettes intérieures et l’augmentation des revenus pétroliers. Pour 2026, le déficit devrait atteindre 3,4 % du PIB, en raison des dépenses de reconstruction après les catastrophes naturelles et du soutien aux ménages vulnérables. Les autorités entendent utiliser une partie des recettes pétrolières exceptionnelles pour créer des marges de sécurité? Dans cette stratégie, les financements concessionnels et les dons seront privilégiés.

Lire aussi : Niger : le FMI injecte 71 millions de dollars dans l’économie du pays

Réformes structurelles et gouvernance

Le programme soutenu par la FEC soutenu par le FMI vise à renforcer la stabilité macroéconomique et à jeter les bases d’une croissance inclusive et résiliente. Les résultats obtenus à fin décembre 2025 et mars 2026 sont jugés satisfaisants. Le FMI note des avancées notables dans la gestion des flux de trésorerie, l’apurement des arriérés et la transparence, notamment par la publication des contrats pétroliers.

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  • Niger : 453,8 milliards FCFA de recettes pétrolières en 2025
    Au Niger, les recettes pétrolières explosent en 2025. Selon les chiffres communiqués par le ministre du Pétrole, Hamadou Tini, les recettes enregistrées en 2025 ont plus que doublé par rapport au bilan de l’année 2024. Une performance que le ministre attribue aux investissements réalisés dans le secteur à travers des partenariats comme celui qui lie
     

Niger : 453,8 milliards FCFA de recettes pétrolières en 2025

14 juin 2026 à 14:17
Niger : 453,8 milliards FCFA de recettes pétrolières en 2025

Au Niger, les recettes pétrolières explosent en 2025. Selon les chiffres communiqués par le ministre du Pétrole, Hamadou Tini, les recettes enregistrées en 2025 ont plus que doublé par rapport au bilan de l’année 2024. Une performance que le ministre attribue aux investissements réalisés dans le secteur à travers des partenariats comme celui qui lie la China National Petroleum Corporation (CNPC) et l’État du Niger.

Record explosif des recettes pétrolières au Niger

Selon le ministre Hamadou Tini, les revenus directs issus du secteur pétrolier ont doublé, passant de 224 milliards de francs CFA en 2024 à 453,8 milliards de francs CFA en 2025. Ce progrès est le résultat des investissements colossaux consentis, estimés à 8,34 milliards de dollars. En dehors des investissements, les vastes réformes engagées ont permis de booster les revenus au profit du Trésor public.

Lire aussi : Pétrole : le Niger impose ses règles à la Chine

Ces dernières années, le secteur pétrolier a été véritablement marqué par le partenariat entre le Niger et la CNPC. L’opérateur chinois est devenu un partenaire privilégié, principal acheteur du brut transité via le pipeline Bénin-Niger. Cette coopération commerciale a connu quelques difficultés très vite résolues par les deux parties. Le 18 mai 2026, le Niger et la CNPC ont conclu de nouveaux protocoles d’accord pour mettre fin à leur différend. Ces nouveaux accords prévoient des concessions pour l’État nigérien dans sa stratégie de gestion de ses ressources en hydrocarbures.

Au départ, la partie chinoise avait versé une avance de 400 millions de dollars à la partie nigérienne avant le démarrage du transport du brut via le Bénin. Cette avance, selon le ministre du Pétrole, est déjà entièrement remboursée. « Nous ne devons rien aux Chinois », a-t-il martelé. Il assure que désormais Niamey pourra jouir entièrement des revenus issus des exploitations pétrolières après la soustraction des 15 dollars de frais de transport par baril.

Lire aussi : Top 5 des pays africains producteurs de pétrole

La dette de la SORAZ en voie de règlement

Le ministre a également précisé que la dette de la Société de raffinage de Zinder (SORAZ) est en passe d’être réglée. Sur un montant total de 895 millions de dollars, il reste 24 millions de dollars à verser. Lancée en 2011, la SORAZ a permis de mobiliser 629 milliards de francs CFA de recettes et 741 milliards de francs CFA au profit des fisc.

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  • Niger : près de 3 000 ONG suspendues en 2025
    Au Niger, les autorités militaires ont suspendu près de 3 000 Organisations non gouvernementales (ONG) en 2025. Selon le ministre de la Sécurité, avant cette décision, le pays comptait 4 700 ONG et associations. Niger : le régime militaire suspend près de 3 000 ONG et associations Sur 4 700 associations et ONG recensées, près de 3 000 ont été suspen
     

Niger : près de 3 000 ONG suspendues en 2025

23 avril 2026 à 14:20
Niger _ près de 3 000 ONG suspendues en 2025

Au Niger, les autorités militaires ont suspendu près de 3 000 Organisations non gouvernementales (ONG) en 2025. Selon le ministre de la Sécurité, avant cette décision, le pays comptait 4 700 ONG et associations.

Niger : le régime militaire suspend près de 3 000 ONG et associations

Sur 4 700 associations et ONG recensées, près de 3 000 ont été suspendues. Le point a été fait par le général Mohamed Toumba. « Nous étions à 4 700 ONG, aujourd’hui nous sommes à 1 800 », a-t-il déclaré. Pour le ministre de l’intérieur, il fallait prendre cette décision pour assainir le milieu. Officiellement, le gouvernement avait accusé les ONG suspendues de n’avoir pas publié dans le délai requis leurs rapports financiers au journal officiel, au titre de l’année 2024 où elles ont mobilisé plus de 250 milliards de francs CFA.

Lire aussi : Niger : Abdourahamane Tiani dissout tous les partis politiques

Il s’agit d’une vaste réforme qui va définir les « missions » qui sont clairement assignées aux Organisations non gouvernementales et associations. Ces missions doivent « s’aligner sur les priorités nationales de développement ». Plus de 330 ONG internationales font parties des organisations répertoriées.

Le régime militaire a souvent dénoncé le flou autour du fonctionnement des ONG et associations. Les autorités évoquent généralement un manque de transparence. Des soupçons de soutien aux groupes terroristes pèsent également sur les ONG et associations.

Atteinte au droit à la liberté d’association ?

Si pour les autorités, il s’agit d’une opération d’assainissement, les organisations de défense des droits ne voient pas les choses ainsi. Le régime militaire est accusé de violation des droits à la liberté d’association.

Lire aussi : Mali : le gouvernement dissout l’association des élèves et étudiants

Dans un récent rapport, Amnesty International a dénoncé des actes successifs du régime visant à réduire l’espace d’expression de la société civile. L’ONG internationale déplore un environnement délétère et hostile imposé aux associations, organisations syndicales et partis politiques. Plusieurs associations syndicales et partis politiques dissous. Cette décision avait été suivie de la radiation de la fonction publique d’Abdoul Nasser Bagna Abdourahamane et Moussa Mahamadou, tous deux secrétaires généraux.

Les ONG et associations en difficulté dans le Sahel

La suspension, dissolution des ONG et partis politiques est constatée dans les trois pays de l’AES. Au Burkina Faso, 118 associations ont été récemment dissoutes et 359 suspendues. Au Mali, les autorités militaires ont également pris des mesures contre plusieurs ONG.

Lire aussi : Burkina Faso : Ibrahim Traoré dissout QNET

Dans ces trois pays, l’argument reste le même. Les associations et ONG, notamment celles internationales sont accusées de soutenir les terroristes. Les régimes militaires s’offusquent contre le fonctionnement de certaines ONG qui produisent des rapports à charge dans le cadre de la lutte contre le terrorisme.

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  • Bénin – Niger : main tendue de Romuald Wadagni, Niamey pose ses conditions
    Le changement de régime au Bénin ne mettra pas automatiquement fin à la crise avec le Niger. Alors que le président Patrice Talon est constamment pris pour cible par le général Tiani, le ministre d’État, de l’Intérieur, de la Sécurité publique et de l’Administration territoriale, le ministre d’&
     

Bénin – Niger : main tendue de Romuald Wadagni, Niamey pose ses conditions

23 avril 2026 à 09:58
Bénin Niger main tendue de Romuald Wadagni, Niamey pose ses conditions

Le changement de régime au Bénin ne mettra pas automatiquement fin à la crise avec le Niger. Alors que le président Patrice Talon est constamment pris pour cible par le général Tiani, le ministre d’État, de l’Intérieur, de la Sécurité publique et de l’Administration territoriale, le ministre d’État, de l’Intérieur, de la Sécurité publique et de l’Administration territoriale, le général de division Mohamed Toumba, a affirmé que Patrice Talon n’est pas le problème. À l’endroit de Romuald Wadagni, nouveau président élu du Bénin, il exprime les attentes du Niger.

Bénin-Niger : ce que Niamey attend de Romuald Wadagni

Dans un entretien diffusé sur la télévision nigérienne, le ministre d’État, de l’Intérieur, de la Sécurité publique et de l’Administration territoriale, le général de division Mohamed Toumba, a été clair. Pour lui, la normalisation des relations de coopération entre le Bénin et le Niger dépendra de « gages de bonne volonté ». Cette posture illustre la méfiance qui continue de peser sur les relations des deux pays.

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Que le Bénin dise clairement qu’il n’a rien à voir avec les intérêts de la France et qu’il ne facilite pas la présence de forces étrangères sur son territoire.

Pour le ministre d’État, de l’Intérieur, de la Sécurité publique et de l’Administration territoriale, la personne du président Patrice Talon n’est pas le problème. « Le problème ce n’est pas Talon, le véritable problème, c’est toujours Macron », a-t-il affirmé pour conforter les allégations tendant à faire croire que le Bénin est à la solde de la France et servirait les intérêts de Paris dans un plan présumé de déstabilisation du Niger. Ces accusations ont été fermement rejetées par les autorités béninoises.

Romuald Wadagni promet de renouer le dialogue avec les pays de l’AES

Pendant la campagne électorale, Romuald Wadagni a exprimé son intention de relancer le dialogue entre le Bénin et les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) s’il devenait président de la République. Élu avec 94 % des suffrages à l’issue du scrutin, il a désormais la main pour mettre en œuvre sa stratégie visant à mettre fin à la crise entre les deux parties. Prenant le nouveau président béninois au mot, le Niger se positionne et pose les conditions dans lesquelles ce dialogue pourrait être renoué.

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« Nous allons saisir l’occasion du renouvellement à la tête de l’État pour repartir encore vers certains de nos voisins qui peinent à nous faire confiance. La nature nous a fait voisins et on ne pourra rien y faire. Autant collaborer davantage », a déclaré le candidat lors du lancement de son projet de société le samedi 21 mars 2026.

Des difficultés en vue ?

Malgré la bonne volonté du nouveau président béninois, sa stratégie peut se heurter à des obstacles. Déjà, le Niger donne le ton avec des exigences qui en réalité ne sont pas nouvelles. Si en dépit de toutes les démarches menées par le Bénin, la crise demeure avec le maintien de la fermeture de la frontière, le président Romuald Wadagni devra sortir une nouvelle carte.

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Le Niger est convaincu que le Bénin abrite des bases françaises et soutiendrait même des terroristes qui frappent sur son territoire. Cette perception des choses rend difficile les discussions. Les autorités nigériennes sont campées sur leur position et les tentatives de médiations, même celles menées par les anciens présidents Boni Yayi et Nicéphore Dieudonné Soglo, sont restées vaines.

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