En Côte dâIvoire, la Haute Autorité pour la Bonne Gouvernance (HABG) milite pour lâadoption dâune loi sur la protection des lanceurs dâalerte. Ce lundi 15 juin, le président de la HABG, Ephiphane Zoro Bi Ballo, a officiellement lancé les travaux de lâatelier national de validation de lâavant-projet de cette loi. Câest dire quâau-delà des mots, la Côte dâIvoire est déjà bien avancée sur le sujet.
Côte dâIvoire : vers la protection des lanceurs dâalerte
Vers un cadre concret de protection des lanceurs dâalerte en Côte dâIvoire. Un avant-projet de loi relatif à la protection des lanceurs dâalerte est en cours. Des représentants des institutions de la République, des experts de lâadministration publique, du secteur privé, des organisations de la société civile ainsi que des partenaires techniques et financiers ont été conviés à trois jours de réflexion pour finaliser le document. Pour Ephiphane Zoro Bi Ballo, il est temps de formaliser ce cadre législatif qui va renforcer la bonne gouvernance.
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La loi en préparation prévoit les conditions et procédures de signalement lorsquâil sâagit de dénoncer des faits de corruption ou de mauvaise gouvernance. Elle garantit la confidentialité de lâidentité des lanceurs dâalerte, assure leur protection contre toute forme de représailles. Par ailleurs, le texte précise les responsabilités des institutions chargées de la réception, du traitement et du suivi des alertes.
Les lanceurs dâalerte constituent un maillon essentiel de la chaîne de lâintégrité publique. Quâils soient agents publics, acteurs du secteur privé, membres de la société civile ou professionnels des médias, ils contribuent à révéler des faits de corruption, des pratiques frauduleuses et des atteintes à lâintérêt général qui nécessitent lâintervention des autorités compétentes.
Ephiphane Zoro Bi Ballo
Le président de la Haute Autorité pour la bonne gouvernance (HABG) rappelle que de vastes réformes ont été engagées pour assurer la transparence, la redevabilité et la participation citoyenne dans la gestion publique. Ce dispositif sera donc complété par la loi sur la protection des lanceurs dâalerte.
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Après la validation de lâavant-projet de la loi, le document sera transmis aux autorités compétentes, notamment au gouvernement et au parlement. Les députés auront le dernier mot sur cette proposition qui vise à améliorer lâimage de la Côte dâIvoire en matière de bonne gouvernance.
La Côte dâIvoire à lâécole du Sénégal
Récemment, le Sénégal a été lâun des pays africains qui a décidé de mettre en place un cadre législatif clair et précis sur la protection des lanceurs dâalerte. Une promesse de campagne de Bassirou Diomaye Faye a été très vite concrétisée. En août 2025, lâAssemblée nationale a adopté cette loi quelques mois après lâinvestiture du chef de lâÃtat. Ce texte, comme lâenvisage celui de la Haute Autorité pour la Bonne gouvernance (HABG) de Côte dâIvoire, protège « les personnes qui, dans le cadre de leurs activités professionnelles, signalent ou divulguent des informations portant sur un crime, un délit financier ou un préjudice pour lâintérêt général ».