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Burkina Faso : deux policiers révoqués pour détournement de plus de 45 millions FCFA

19 juin 2026 à 11:32
Burkina Faso : deux policiers révoqués pour détournement de plus de 45 millions FCFA

Au Burkina Faso, deux agents de la police nationale ont été lourdement sanctionnés. Reconnus coupables de « faute d’extrême gravité » dans une affaire de détournement de deniers publics, ils ont été révoqués de l’effectif de la police. La décision a été entérinée en Conseil des ministres du jeudi 18 juin 2026.

Burkina Faso : le gouvernement durcit le ton contre le détournement de deniers publics au sein de la police nationale

Selon le point fait par le ministre de la Sécurité, les agents révoqués ont détourné la somme de 45 216 000 FCFA. Ce fonds était destiné au paiement des primes d’opération et d’alimentation des agents de police en service dans les unités mobiles d’intervention. Les deux policiers révoqués étaient en service à la Direction régionale de la police nationale de Bankui. Il s’agit du lieutenant de police Tiao B. Nicolas, matricule 90 605 X, chef du service administratif et financier de la Direction régionale de la Police Nationale des Bankui, et du sergent-chef de police Ilboudo Pawentoré Marcelin, matricule 309 147 H, Responsable de la logistique au sein dudit service administratif et financier.

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Le ministre de la Sécurité, le commissaire divisionnaire de police Mahamadou Sana, précise que la décision prise par le Conseil des ministres est conforme à l’article 109 du décret nᵒ 2019-0406/PRES/PM/MSECU/MINEFID du 9 mai 2019 portant règlement de discipline générale de la police nationale. Cette disposition indique qu’en cas de faute d’extrême gravité, « la révocation est prononcée par le Conseil des ministres sans consultation du Conseil disciplinaire ».

Cette sanction sonne comme un énième signal fort envoyé à tous les agents du service public. Le gouvernement du capitaine Ibrahim Traoré reste ferme dans la lutte implacable contre la corruption, le détournement des deniers publics et la mauvaise gouvernance. Plusieurs mesures ont été prises pour décourager ces actes qui ternissent l’image de l’administration publique et qui causent des préjudices financiers à l’État.

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Aucune catégorie d’agents publics n’est épargnée par les mesures coercitives engagées pour enrayer le mal. Il y a quelques semaines, plusieurs magistrats et avocats ont été jugés pour des faits de corruption. Ils étaient une dizaine à passer à la barre devant leurs collègues pour s’expliquer sur les faits relevés.

Malgré les mesures, le mal persiste

La corruption et le détournement de deniers publics restent une gangrène majeure qui mine l’administration publique dans plusieurs pays africains. Le Burkina Faso n’est pas épargné. Dans le classement 2025 des pays africains à l’indice de perception de la corruption de Transparency International, le Burkina Faso occupe la 13ᵉ place sur le plan africain et la 84ᵉ au plan international.

Décès d’Alino Faso à Abidjan : réaction musclée du Burkina Faso

28 juillet 2025 à 16:24
Décès d'Alino Faso à Abidjan : réaction musclée du Burkina Faso

Quelques heures après l’annonce du décès d’Alino Faso, les autorités burkinabè ont réagi. La chargée d’affaires de l’ambassade de la Côte d’Ivoire à Ouagadougou a été convoquée par le ministre burkinabè des Affaires étrangères qui a envoyé un message fort à Abidjan.

Décès d’Alino Faso à Abidjan : le Burkina Faso veut savoir ce qui s’est réellement passé

La triste nouvelle est tombée hier dimanche 2027 juillet 2025. Par un communiqué datant du même jour, le Procureur de la République près le tribunal de première d’Abidjan a annoncé la mort de l’activiste burkinabè par suicide. Le Burkina Faso désapprouve la méthode des autorités ivoiriennes et exige que la lumière soit faite.

Pour le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’Extérieur, « Il y a beaucoup de mépris, un manque d’égard et de courtoisie pour les autorités et le peuple burkinabè, et ça l’est encore plus pour la famille du défunt qui découvre une nouvelle aussi douloureuse sur les réseaux sociaux ». Il a confié que les autorités burkinabè n’ont pas été officiellement notifiées du décès de l’activiste.

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Karamoko Jean Marie Traoré a indiqué à la Chargée d’affaires de l’ambassade de la Côte d’Ivoire que les burkinabè veulent recevoir le corps de leur compatriote. Il a donc exigé le rapatriement du corps. « Etant donné qu’il a été déchu de la nationalité ivoirienne, il reste un Burkinabè et nous voulons recevoir le corps de notre compatriote ici au Burkina Faso », a-t-il indiqué.

Pour rappel, Alain Christophe Traoré était en détention provisoire pour « intelligence avec des agents d’un Etat étranger de nature à nuire à la situation militaire ou diplomatique de la Côte d’Ivoire ou à ses intérêts économiques essentiels, « complot contre l’autorité de l’Etat, diffusion de nouvelles fausses de nature à entraîner une atteinte au moral de la population », « rassemblement des renseignements de nature à nuire à la Défense nationale dans l’intention de les livrer à un Etat étranger et espionnage ».

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