Vue lecture

Le Bénin entre dans une trêve politique

Le Bénin entre dans une trêve politique

Au Bénin, une trêve politique s’impose à compter du jeudi 23 avril 2026. Cette disposition de la nouvelle Constitution est entrée en vigueur après la clôture de l’année électorale par la proclamation des résultats définitifs de l’élection présidentielle d’avril 2026, dernier scrutin des élections générales.

Bénin : début de la trêve politique, ce qu’il faut comprendre

Ce jeudi 23 avril, la Cour constitutionnelle a proclamé définitivement élu Romuald Wadagni. Il devient le nouveau président élu pour un mandat de sept ans. Cette décision de la Cour induit une autre réalité politique dans le pays : la trêve politique qui débute à compter de la date des résultats définitifs. Autrement, le pays est désormais en plein dans une trêve politique. C’est une disposition de la loi portant révision de la Constitution votée par l’Assemblée nationale en novembre 2025 et promulguée par le chef de l’État en décembre 2025.

Lire aussi : Bénin : La cour valide la nouvelle constitution

La loi dispose que « dans l’intervalle séparant deux années électorales, jusqu’à douze mois avant l’année électorale, les partis politiques d’opposition sont tenus, dans la critique de l’action publique, de proposer des alternatives ou des solutions constructives ». Par ailleurs, elle donne la possibilité au gouvernement de conclure un « pacte de responsabilité républicaine » avec les partis politiques « sous l’égide du Sénat afin d’établir un cadre de collaboration avec l’opposition en raison de la prohibition des campagnes électorales permanentes hors période électorale ».

Quand Patrice Talon explique la trêve politique

Après l’adoption de la loi, la question de la trêve politique a nourri de vifs débats. Le parti Les Démocrates avait dénoncé et contesté à l’époque cette nouvelle règle instaurée à l’occasion de la révision constitutionnelle. Mais le président Patrice Talon avait tenté de calmer les esprits en expliquant l’esprit de la loi.

« La trêve ne concerne pas la critique de l’action publique. Mais nous savons que personne ne respecte les deux semaines de campagne que prescrivent nos lois. C’est cette période où on ne permet pas aux acteurs d’être en campagne que nous appelons trêve. C’est tout, c’est ce que veut dire la trêve », a déclaré le président de la République lors d’une conférence de presse tenue au Palais en décembre 2025. Pour lui, la trêve ne signifie pas un musèlement de l’opposition.

Lire aussi : Que vient faire Patrice Talon chez Alassane Ouattara ?

Malgré l’explication du chef de l’État, les craintes de l’opposition n’étaient pas totalement dissipées. « C’est antinomique avec la démocratie. C’est une manière de museler tous ceux qui peuvent faire des contrepropositions, ceux qui peuvent décrier, dénoncer. On doit pouvoir trouver à dire sur ce que fait l’exécutif tout le temps », avait indiqué Guy Mitokpè. Il était en ce moment secrétaire à la communication du parti Les Démocrates.

Trêve politique : une expression « inadaptée » selon Théodore Holo

Le constitutionnaliste Théodore Holo comprend les motivations du législateur, mais il estime que l’expression n’est pas adaptée. « La trêve politique, je trouve que, même si cela traduit la réalité, l’expression n’est pas bonne. » L’ancien président de la Cour constitutionnelle rappelle que les partis politiques, conformément à leur fonction principale, doivent continuer à animer la vie politique.

Lire aussi : Le Bénin dans une nouvelle République ? Théodore Holo tranche le débat

Il a indiqué qu’il est important de tracer un cadre d’expression pour les formations politiques de l’opposition avant de garantir la confrontation des idées. Mais cette confrontation des idées ne doit pas virer à des intentions de bloquer la mise en œuvre du programme d’action du président élu.

  •  

Côte d’Ivoire : hospitalisé, Tiémoko Assalé libéré de sa garde à vue

Côte d'Ivoire hospitalisé, Tiémoko Assalé libéré de sa garde à vue

Placé en garde à vue après son audition, Tiémoko Assalé est désormais libre. La garde à vue a été levée dans la soirée du jeudi 23 avril 2026 pour des raisons de santé. Le président de l’ADCI reste toutefois poursuivi et devrait être présenté au procureur de la République ce vendredi 24 avril.

Côte d’Ivoire : Tiémoko Assalé maintenu aux soins, sa garde à vue levée

Encore un nouveau rebondissement dans l’affaire Tiémoko Assalé. Dans la journée du jeudi, le parquet a fait rétropédalage et lève la garde à vue de l’ancien député. Selon les responsables du mouvement Aujourd’hui et Demain, la Côte d’Ivoire, dont il est le président, c’est le procureur lui-même qui est venu notifier la levée de la mesure de la garde à vue.

Lire aussi : Côte d’Ivoire: Assalé Tiémoko (journaliste) menacé de mort !

Depuis le mercredi 22 avril où il a répondu à la convocation de la préfecture de police d’Abidjan sur instruction du procureur de la République, le maire de Tiassalé n’est pas retourné chez lui. Entre audition interminable, malaise, hospitalisation et garde à vue, il n’a pas encore regagné son domicile.

Au cours de l’audition qui a duré près de 15 heures, il a été victime de deux malaises d’origine cardiovasculaire. Le médecin dépêché sur les lieux pour le consulter a recommandé une évacuation pour des soins appropriés. C’est dans cet état qu’il lui a été notifiée sa garde à vue. Une garde à vue qui sera levée quelques heures après. L’information communiquée à son conseil avant la levée de la garde à vue, Tiémoko Assalé Antoine est normalement attendu devant le parquet ce vendredi, alors qu’il est toujours hospitalisé.

« On veut faire taire Assalé Tiémoko », Roger Youan

Lanceur d’alerte et voix critique du gouvernement, Assalé Tiémoko serait-il victime d’une manœuvre politique visant à le plonger dans le silence ? Pour le secrétaire exécutif de l’ADCI, Roger Youan, ça en a tout l’air. « On veut faire taire Assalé Tiémoko », a-t-il indiqué dans un entretien accordé à RFI. Mais le mouvement et son président restent déterminés. « On ne peut pas nous empêcher de continuer à dénoncer des attitudes qui sont antidémocratiques, parce qu’on ne peut pas construire la démocratie sur du faux », a-t-il ajouté.

Lire aussi : Côte d’Ivoire : Tiémoko Antoine Assalé placé en garde à vue

Tiémoko Assalé Antoine doit faire face à de lourdes accusations. Il est poursuivi pour « trouble à l’ordre public », « incitation à la révolte », « discrédit sur les institutions de la République » et « diffusion de fausses nouvelles ».

Quelques semaines avant sa convocation, il a affirmé dans une interview qu’il avait été menacé après avoir rencontré l’ancien président Laurent Gbagbo. « Le lendemain, y a une personnalité que je connais très bien qui m’a appelé pour me dire « on va te faire payer cette rencontre » (…) On m’a appelé pour me dire « tu as commis une erreur en allant rencontrer le président Gbagbo » », a-t-il confié.

  •  

Décès d’Alino Faso à Abidjan : réaction musclée du Burkina Faso

Décès d'Alino Faso à Abidjan : réaction musclée du Burkina Faso

Quelques heures après l’annonce du décès d’Alino Faso, les autorités burkinabè ont réagi. La chargée d’affaires de l’ambassade de la Côte d’Ivoire à Ouagadougou a été convoquée par le ministre burkinabè des Affaires étrangères qui a envoyé un message fort à Abidjan.

Décès d’Alino Faso à Abidjan : le Burkina Faso veut savoir ce qui s’est réellement passé

La triste nouvelle est tombée hier dimanche 2027 juillet 2025. Par un communiqué datant du même jour, le Procureur de la République près le tribunal de première d’Abidjan a annoncé la mort de l’activiste burkinabè par suicide. Le Burkina Faso désapprouve la méthode des autorités ivoiriennes et exige que la lumière soit faite.

Pour le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’Extérieur, « Il y a beaucoup de mépris, un manque d’égard et de courtoisie pour les autorités et le peuple burkinabè, et ça l’est encore plus pour la famille du défunt qui découvre une nouvelle aussi douloureuse sur les réseaux sociaux ». Il a confié que les autorités burkinabè n’ont pas été officiellement notifiées du décès de l’activiste.

A lire aussi Côte d’Ivoire : comment le burkinabè Alino Faso est mort en détention

Karamoko Jean Marie Traoré a indiqué à la Chargée d’affaires de l’ambassade de la Côte d’Ivoire que les burkinabè veulent recevoir le corps de leur compatriote. Il a donc exigé le rapatriement du corps. « Etant donné qu’il a été déchu de la nationalité ivoirienne, il reste un Burkinabè et nous voulons recevoir le corps de notre compatriote ici au Burkina Faso », a-t-il indiqué.

Pour rappel, Alain Christophe Traoré était en détention provisoire pour « intelligence avec des agents d’un Etat étranger de nature à nuire à la situation militaire ou diplomatique de la Côte d’Ivoire ou à ses intérêts économiques essentiels, « complot contre l’autorité de l’Etat, diffusion de nouvelles fausses de nature à entraîner une atteinte au moral de la population », « rassemblement des renseignements de nature à nuire à la Défense nationale dans l’intention de les livrer à un Etat étranger et espionnage ».

  •  

PDCI : Tidjane Thiam annonce une bonne nouvelle aux militants

PDCI : Tidjane Thiam annonce une bonne nouvelle aux militants

Ce samedi 14 juin, Tidjane Thiam s’est adressé aux militants du PDCI-RDA qui sont descendus dans les rues pour exiger sa réinscription sur la liste électorale. Hors du territoire ivoirien, le président du PDCI-RDA a participé à sa manière à cette marche de protestation.

Tidjane Thiam annonce son retour en Côte d’Ivoire

Après un premier report, le PDCI-RDA a finalement organisé sa marche de protestation contre la radiation de Tidjane Thiam de la liste électorale. De cœur avec les militants qui ont bravé la pluie pour exprimer leur mécontentement, Tidjane Thiam leur a adressé un message depuis sa position. « Je serai avec vous bientôt pour continuer le combat. Ce combat pour libérer notre pays, que les Ivoiriens attendent de nous voir mener », a-t-il déclaré.

Une annonce qui va encourager les militants et sympathisants qui sont au front depuis des semaines sans la présence physique de leur leader. En effet, Tidjane Thiam s’est rendu en Europe depuis plusieurs semaines. Ce qui explique jusque-là son absence aux grands rendez-vous connus par le PDCI-RDA dernièrement. Candidat unique à la convention éclatée, Tidjane Thiam n’a pas assisté à cette grande activité qui a consacré sa candidature à la présidentielle d’octobre 2025. Il a signé sa démission depuis l’extérieur et le congrès extraordinaire qui l’a réélu à la tête du parti a été organisé en son absence.

A lire aussi : PDCI-RDA : Tidjane Thiam réélu président

Après les incertitudes entretenues sur la validité de ses documents de voyage, Tidjane Thiam donne enfin une nouvelle rassurante. Il promet de rentrer bientôt pour continuer le combat. Cependant, il faut noter qu’il s’agit d’une course contre la montre. A moins de cinq de l’échéance électorale, ce n’est plus l’heure de faire des annonces. Il faut agir vite et bien.

Au même titre que Laurent Gbagbo, Charles Blé Goudé et Guillaume Soro, Thiam est inéligible à la présidentielle de 2025. Radié de la liste électorale pour double nationalité, il n’a jusque-là trouvé aucune alternative pour se réinscrire avant l’élection. Sauf une solution miracle, il n’a plus aucune possibilité de figurer sur cette liste avant octobre 2025. Malgré cette évidence, le parti se refuse d’adopter un plan B. Les quelques militants qui proposent l’option du plan B sont absorbés par une majorité qui soutient le « Tidjane Thiam ou rien ». Une posture qui peut conduire le parti dans le mur.

  •  

Côte d’Ivoire : Assalé Tiémoko Antoine fait une grande annonce

Côte d'Ivoire : Assalé Tiémoko Antoine fait une grande annonce

Face à ses militants et sympathisants, Assalé Tiémoko Antoine a fait une annonce importante. Le leader du mouvement Aujourd’hui, Demain la Côte d’Ivoire (ADCI) a enfin répondu à une question qui taraude depuis fort longtemps les esprits.

Côte d’Ivoire : Assalé Tiémoko Antoine annonce sa candidature à la présidentielle de 2025

Nouvelle déclaration de candidature pour la présidentielle d’octobre 2025. Cette fois-ci, il s’agit d’une figure politique bien connue. Le député indépendant, maire de la commune de Tiassalé s’annonce dans les startinck blocs. « C’est face à une analyse profonde de la situation de notre pays et après une longue réflexion, que j’ai décidé, en toute conscience, d’annoncer ce jour ma candidature », a-t-il déclaré ce samedi lors d’un meeting à Yamoussoukro.

Sensible aux peines des populations, le député se présente comme un politicien de type nouveau, préoccupé par les défis quotidiens qui entravent le développement de son pays. Selon ses dires, sa déclaration de candidature n’est faite qu’au hasard et sur un coup de tête. C’est une échéance qu’il préparait. « Nous nous donnons dix ans pour conquérir le pouvoir d’État, et le compte à rebours vient d’être déclenché », a-t-il indiqué.

A lire aussi : Côte d’Ivoire: Assalé Tiémoko (journaliste) menacé de mort !

Affectueusement appelé « le député du peuple », Assalé Tiémoko Antoine n’a pas peur de ce qui arrive. Il sait que la bataille politique n’est pas du jeu. Dans son discours, on constate clairement une préparation psychologique qui, dans tous les cas, va lui permettre de capitaliser cette expérience qui s’annonce. C’est un candidat avec qui il faut compter dans cette élection présidentielle qui s’annonce sans les grosses pointures de l’opposition.

  •