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Côte d’Ivoire : Tiémoko Antoine Assalé placé en garde à vue

Côte d'Ivoire : de lourdes accusations contre Tiémoko Antoine Assalé

Tiémoko Antoine Assalé ne sera finalement pas laissé libre. Après plusieurs heures d’audition, il s’est rendu aux soins, avant d’être rappelé et placé en garde à vue. Un rebondissement qui relance le dossier.

Côte d’Ivoire : rebondissement dans l’affaire Tiémoko Antoine Assalé

Le mercredi 22 avril 2026, Tiémoko Antoine Assalé a répondu à la convocation de la Préfecture de police d’Abidjan. De 10h à 23h55, le président du mouvement Aujourd’hui et Demain, la Côte d’Ivoire (ADCI) était devant le bureau des enquêtes générales. Pris de plusieurs malaises durant l’audition, il s’est rendu à l’hôpital, après la signature du PV d’audition.

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Dans un communiqué publié ce jeudi, l’ADCI indique que son président était encore aux soins quand il a été informé de son placement en garde à vue. L’information a été communiquée à son avocate par le procureur durant un appel téléphonique. Le magistrat a précisé que Tiemoko Assalé Antoine devra être reconduit dans les locaux de la Préfecture de police d’Abidjan « pour l’accomplissement des formalités, avant d’être déféré au parquet ce vendredi 24 avril 2026 ».

Audition interminable, des malaises signalés

L’ADCI rapporte qu’au cours de l’audition, l’ancien député a été victime de deux malaises d’origine cardiovasculaire. Le premier malaise est survenu aux environs de 14 heures, le second vers 18 heures.

Le professeur de cardiologie sollicité par la Préfecture de police a conclu que l’état de santé du président de l’ADCI était préoccupant. Il a donc préconisé son « transfert en urgence à l’Institut de cardiologie afin de faire baisser significativement sa tension artérielle et de prévenir toute complication ».

L’ADCI appelle au calme

L’ADCI maintient sa posture depuis le début du dossier. Il n’encourage aucune action violente. Le Bureau exécutif national appelle constamment les citoyens, ses militants et sympathisants à « faire preuve de sérénité, dans le calme et la discipline ».

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Le mouvement politique assure que toutes les dispositions sont prises sous la direction des avocats pour contester les accusations. Cette défense sera assurée conformément aux normes règlementaires.

Quatre chefs d’accusation retenus contre Tiémoko Antoine Assalé

Au moment de sa convocation, il n’avait pas été officiellement informé des faits qui lui sont reprochés. C’est après plusieurs heures d’audition que les chefs d’accusation ont été notifiés à ses avocats. Le président de l’ADCI est poursuivi pour « trouble à l’ordre public », « incitation à la révolte », « discrédit sur les institutions de la République » et « diffusion de fausses nouvelles ».

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Avec ces graves accusations, le maire de Tiassalé peut risquer gros dans ce dossier. Sa présentation au parquet pourrait déboucher sur un placement sous mandat de dépôt, placement sous contrôle judiciaire ou une remise en liberté dans le meilleur des cas.

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Niger : près de 3 000 ONG suspendues en 2025

Niger _ près de 3 000 ONG suspendues en 2025

Au Niger, les autorités militaires ont suspendu près de 3 000 Organisations non gouvernementales (ONG) en 2025. Selon le ministre de la Sécurité, avant cette décision, le pays comptait 4 700 ONG et associations.

Niger : le régime militaire suspend près de 3 000 ONG et associations

Sur 4 700 associations et ONG recensées, près de 3 000 ont été suspendues. Le point a été fait par le général Mohamed Toumba. « Nous étions à 4 700 ONG, aujourd’hui nous sommes à 1 800 », a-t-il déclaré. Pour le ministre de l’intérieur, il fallait prendre cette décision pour assainir le milieu. Officiellement, le gouvernement avait accusé les ONG suspendues de n’avoir pas publié dans le délai requis leurs rapports financiers au journal officiel, au titre de l’année 2024 où elles ont mobilisé plus de 250 milliards de francs CFA.

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Il s’agit d’une vaste réforme qui va définir les « missions » qui sont clairement assignées aux Organisations non gouvernementales et associations. Ces missions doivent « s’aligner sur les priorités nationales de développement ». Plus de 330 ONG internationales font parties des organisations répertoriées.

Le régime militaire a souvent dénoncé le flou autour du fonctionnement des ONG et associations. Les autorités évoquent généralement un manque de transparence. Des soupçons de soutien aux groupes terroristes pèsent également sur les ONG et associations.

Atteinte au droit à la liberté d’association ?

Si pour les autorités, il s’agit d’une opération d’assainissement, les organisations de défense des droits ne voient pas les choses ainsi. Le régime militaire est accusé de violation des droits à la liberté d’association.

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Dans un récent rapport, Amnesty International a dénoncé des actes successifs du régime visant à réduire l’espace d’expression de la société civile. L’ONG internationale déplore un environnement délétère et hostile imposé aux associations, organisations syndicales et partis politiques. Plusieurs associations syndicales et partis politiques dissous. Cette décision avait été suivie de la radiation de la fonction publique d’Abdoul Nasser Bagna Abdourahamane et Moussa Mahamadou, tous deux secrétaires généraux.

Les ONG et associations en difficulté dans le Sahel

La suspension, dissolution des ONG et partis politiques est constatée dans les trois pays de l’AES. Au Burkina Faso, 118 associations ont été récemment dissoutes et 359 suspendues. Au Mali, les autorités militaires ont également pris des mesures contre plusieurs ONG.

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Dans ces trois pays, l’argument reste le même. Les associations et ONG, notamment celles internationales sont accusées de soutenir les terroristes. Les régimes militaires s’offusquent contre le fonctionnement de certaines ONG qui produisent des rapports à charge dans le cadre de la lutte contre le terrorisme.

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Bénin – Niger : main tendue de Romuald Wadagni, Niamey pose ses conditions

Bénin Niger main tendue de Romuald Wadagni, Niamey pose ses conditions

Le changement de régime au Bénin ne mettra pas automatiquement fin à la crise avec le Niger. Alors que le président Patrice Talon est constamment pris pour cible par le général Tiani, le ministre d’État, de l’Intérieur, de la Sécurité publique et de l’Administration territoriale, le ministre d’État, de l’Intérieur, de la Sécurité publique et de l’Administration territoriale, le général de division Mohamed Toumba, a affirmé que Patrice Talon n’est pas le problème. À l’endroit de Romuald Wadagni, nouveau président élu du Bénin, il exprime les attentes du Niger.

Bénin-Niger : ce que Niamey attend de Romuald Wadagni

Dans un entretien diffusé sur la télévision nigérienne, le ministre d’État, de l’Intérieur, de la Sécurité publique et de l’Administration territoriale, le général de division Mohamed Toumba, a été clair. Pour lui, la normalisation des relations de coopération entre le Bénin et le Niger dépendra de « gages de bonne volonté ». Cette posture illustre la méfiance qui continue de peser sur les relations des deux pays.

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Que le Bénin dise clairement qu’il n’a rien à voir avec les intérêts de la France et qu’il ne facilite pas la présence de forces étrangères sur son territoire.

Pour le ministre d’État, de l’Intérieur, de la Sécurité publique et de l’Administration territoriale, la personne du président Patrice Talon n’est pas le problème. « Le problème ce n’est pas Talon, le véritable problème, c’est toujours Macron », a-t-il affirmé pour conforter les allégations tendant à faire croire que le Bénin est à la solde de la France et servirait les intérêts de Paris dans un plan présumé de déstabilisation du Niger. Ces accusations ont été fermement rejetées par les autorités béninoises.

Romuald Wadagni promet de renouer le dialogue avec les pays de l’AES

Pendant la campagne électorale, Romuald Wadagni a exprimé son intention de relancer le dialogue entre le Bénin et les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) s’il devenait président de la République. Élu avec 94 % des suffrages à l’issue du scrutin, il a désormais la main pour mettre en œuvre sa stratégie visant à mettre fin à la crise entre les deux parties. Prenant le nouveau président béninois au mot, le Niger se positionne et pose les conditions dans lesquelles ce dialogue pourrait être renoué.

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« Nous allons saisir l’occasion du renouvellement à la tête de l’État pour repartir encore vers certains de nos voisins qui peinent à nous faire confiance. La nature nous a fait voisins et on ne pourra rien y faire. Autant collaborer davantage », a déclaré le candidat lors du lancement de son projet de société le samedi 21 mars 2026.

Des difficultés en vue ?

Malgré la bonne volonté du nouveau président béninois, sa stratégie peut se heurter à des obstacles. Déjà, le Niger donne le ton avec des exigences qui en réalité ne sont pas nouvelles. Si en dépit de toutes les démarches menées par le Bénin, la crise demeure avec le maintien de la fermeture de la frontière, le président Romuald Wadagni devra sortir une nouvelle carte.

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Le Niger est convaincu que le Bénin abrite des bases françaises et soutiendrait même des terroristes qui frappent sur son territoire. Cette perception des choses rend difficile les discussions. Les autorités nigériennes sont campées sur leur position et les tentatives de médiations, même celles menées par les anciens présidents Boni Yayi et Nicéphore Dieudonné Soglo, sont restées vaines.

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Côte d’Ivoire : le plan choc du gouvernement pour réduire la dépendance au riz importé

Côte d'Ivoire le plan choc du gouvernement pour réduire la dépendance au riz importé

En Côte d’Ivoire, près d’un milliard de dollars sont investis chaque année pour importé du riz. Face à cette dépendance critique, le gouvernement entame la mise en œuvre d’une vaste stratégie basée sur l’irrigation et les agropoles. Il s’agit d’une stratégie à coup de milliards de francs CFA, mais le ministre en charge de l’agriculture, Bruno Koné, est convaincu qu’il s’agit d’une solution efficace pour renverser la tendance.

Côte d’Ivoire : plus de 600 milliards de FCFA pour importer du riz chaque an

Malgré une production agricole en hausse, la Côte d’Ivoire importe annuellement jusqu’à 1 milliard de dollars de riz chaque année, soit plus de 600 milliards de FCFA. La production vivrière globale dans le pays a progressé de 8,4 % en deux ans atteignant 25 millions de tonnes en 2025. La croissance de la production du riz Paddy est projetée à 38 % en 2026 pour atteindre 3 millions de tonnes. En somme, les signaux sont au vert, mais la dépendance au riz importé persiste.

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À l’occasion de la 8e Conférence annuelle du Réseau international des agences de promotion des investissements (RIAFPI), le ministre ivoirien de l’Agriculture, du développement rural et des productions vivrières, Bruno Koné, a soulevé la question préoccupante du déficit qui complique la satisfaction de la demande intérieure. En 2024, le rapport de Trade Map a révélé que la Côte d’Ivoire domine le classement des pays africains importateurs de riz avec 722,1 millions de dollars de riz importés.

Une production dépendante des pluies

Le diagnostic révèle un problème majeur lié au modèle agricole. Ce modèle rend dépendante la production des pluies. Cet état de choses limite les marges de manœuvre des producteurs, qui sont réduits aux rendements générés grâce aux pluies. C’est pourquoi le gouvernement encourage les producteurs à aller vers une agriculture irriguée. Cela permettra d’obtenir plusieurs périodes de récoltes dans une même année.

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Pour Bruno Koné, le ministre en charge de l’Agriculture, il faut nécessairement passer d’une agriculture pluviale vers une agriculture irriguée. « Les gros producteurs mondiaux ont maîtrisé l’eau pour faire deux à trois récoltes par an sur la même surface », a-t-il affirmé. Le gouvernement mise également sur des agropoles. Sur les neufs annoncés, « trois ont déjà connu un début d’opérationnalisation avec l’appui de bailleurs de fonds internationaux, c’est l’agropole du Centre qui est déjà opérationnel, l’agropole du Nord qui est en construction et celle du Nord-Est également », a confié le ministre.

Le ministre Bruno Koné a précisé que les six agropoles restants sont en attente de financement. Le budget pour la réalisation d’un agropole est estimé entre 150 et 200 milliards de francs CFA. « Il y a à peu près entre 1 000 et 1 200 milliards de Fcfa d’investissements attendus, ce qui constitue une opportunité d’investissement », a-t-il ajouté.

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Des changements majeurs attendus

La mise en œuvre de la stratégie devrait permettre la réduction drastique des importations dans le pays. La conséquence sera l’allègement de la balance commerciale pour renforcer la souveraineté alimentaire du pays. Sur le plan social, des milliers d’emplois sont attendus par la construction et la mise en service des agropoles. Par ailleurs, la stratégie ivoirienne va au-delà de la production alimentaire. La Côte d’Ivoire explore aussi la valorisation des déchets agricoles, avec des projets innovants de biocarburants et d’électricité.

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